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PRG

Sénatoriales : les radicaux de gauche vont présenter un candidat

« Les radicaux de gauche sont en ordre de bataille pour les prochaines échéances électorales et notamment les élections sénatoriales, bien décidés à affirmer leur présence », indique la fédération haut-alpine du PRG (Parti radical de gauche), qui vient de renouveler son bureau. Aux côtés du président Joël Giraud, Valérie Prieur-Blanc est la secrétaire de la fédération et Valérie Rossi la trésorière. La candidature aux sénatoriales devrait être dévoilée à la fin de la semaine. « C’est un candidat qui représentera la ruralité », lâche simplement Joël Giraud, député-maire de L’Argentière-la-Bessée. Il pourrait s’agir de Bernard Allard-Latour, maire de Remollon, conseiller général de Chorges et vice-président de l’association départementale des maires.

« Le premier principe est de faire entendre notre voix et de faire valoir le regard porté sur la ruralité, notamment au vu des désaccords que nous avons vis-à-vis de la réforme territoriale », précise M. Giraud. « Si les parlementaires radicaux de gauche soutiennent la politique du gouvernement dans ses grandes lignes, ils savent néanmoins se démarquer et faire régulièrement entendre leur voix lorsque leurs positions diffèrent, indique le PRG 05 dans un communiqué. Ce fut le cas lors du tout récent débat sur la réforme territoriale où les radicaux de gauche ont nettement regretté la précipitation, le manque de concertation et d’objectivité et donc d’efficacité de ce projet. De son côté, le PRG se mobilise pour la construction d’une véritable décentralisation qui laisse une vraie place à la ruralité, aux petites communes, aux zones de montagne, et offre de véritables moyens aux collectivités locales par le biais, notamment, de mécanismes de péréquation entre territoires riches et territoires pauvres. »

Faut-il aussi voir dans cette candidature une conséquence du clash qui s’est produit à la Région après la démission de Joël Giraud ? « Ce qui s’est passé nous a déliés de l’accord national que nous avions avec le PS », considère Joël Giraud. « Ce n’est pas l’affaire de Claire (Bouchet, qui était pressentie pour devenir vice-présidente en lieu et place de M. Giraud, mais qui a finalement dû s’effacer devant Bernard Jaussaud). Mais il y avait au total trois vice-présidences à remplacer, et la candidature de Joël Canapa (Var) a aussi été rejetée. Il n’y a donc plus de vice-président PRG en Provence-Alpes-Côte d’Azur. »

La réunion de ce week-end a également été l’occasion pour le PRG de faire le bilan des élections municipales (quatre radicaux de gauche sont maires et un cinquième détient un mandat municipal) et des élections européennes où Valérie Rossi, maire de Puy-Sanières, était candidate en 4e position sur la liste conduite par Vincent Peillon.


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