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Radar mobile (10)

Un radar mobile désormais en fonction sur les routes des Hautes-Alpes

Le nouveau radar mobile a été dévoilé ce mardi matin à la Tourronde, à Gap, en présence du préfet Pierre Besnard, de son directeur de cabinet Christophe Coelho et de son successeur Astrid Jeffrault-Dupuis, du lieutenant-colonel Flagella, commandant du groupement de gendarmerie, et du commissaire Manicacci, directeur départemental de la sécurité publique.
Le nouveau radar mobile a été dévoilé ce mardi matin à la Tourronde, à Gap, en présence du préfet Pierre Besnard, de son directeur de cabinet Christophe Coelho et de son successeur Astrid Jeffrault-Dupuis, du lieutenant-colonel Flagella, commandant du groupement de gendarmerie, et du commissaire Manicacci, directeur départemental de la sécurité publique.

Un radar mobile, installé à l’intérieur de la plaque d’immatriculation d’une Citroën Berlingo grise, est désormais en fonction sur les routes des Hautes-Alpes. « Il permet d’assurer trois types de contrôles », explique le capitaine Briam, chef de l’escadron départemental de sécurité routière (EDSR). « Il peut fonctionner alors que la voiture est à l’arrêt, et contrôler dans les deux sens de circulation ; il peut également fonctionner en mouvement et contrôler les véhicules qui circulent en sens inverse sur trois files ; il peut également contrôler la vitesse des véhicules qui le dépassent, alors que lui-même est en mouvement. »

Couplant un radar Doppler installé à l’avant du véhicule et une caméra fixée sur le tableau de bord, l’équipement prend en photo tout véhicule en infraction avec une capacité de cinq clichés à la seconde, d’une définition de 20 millions de pixels… Son flash est invisible, puisque le système est équipé d’un dispositif infrarouge. Comme pour les autres radars, le traitement des infractions est entièrement automatisé et le procès-verbal arrive directement à votre domicile. Une antenne GPS permet de déterminer les coordonnées géographiques du lieu de l’infraction, ainsi que le sens de circulation.

A bord de la Citroën Berlingo, les gendarmes sont en uniforme. L'opérateur règle sur une tablette la limitation de vitesse et suit les infractions constatées en temps réel.
A bord de la Citroën Berlingo, les gendarmes sont en uniforme. L’opérateur règle sur une tablette la limitation de vitesse et suit les infractions constatées en temps réel.

« Le but n’est pas de faire du chiffre », souligne le préfet des Hautes-Alpes, Pierre Besnard. « Le but, c’est plutôt de contrôler les zones où il y a régulièrement des excès de vitesse élevés, des courbes aussi, puisque ce système le permet, et aussi les motos, puisque c’est le seul radar embarqué qui peut les contrôler. » Le lieutenant-colonel Christian Flagella, commandant du groupement de gendarmerie des Hautes-Alpes, précise aussi que « ce radar mobile est destiné à contrôler les très grands excès de vitesse ». D’ailleurs, « la marge technique est augmentée avec ce dispositif, du fait qu’il fonctionne en mouvement et que le radar prend les deux sens de circulation ».

En clair, cela signifie qu’il faudra dépasser les 102 km/h sur une nationale ou une départementale pour être flashé, ou 61 km/h en agglomération.

La Citroën Berlingo sera systématiquement conduite par deux gendarmes en uniforme, voire par un gendarme et un policier, sachant qu’il faut obligatoirement que, à côté du conducteur, un opérateur procède au réglage du dispositif, en particulier pour déterminer la limitation de vitesse sur la zone contrôlée.


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