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équipe de France militaire de parachutisme

Gap-Tallard : l’équipe de France militaire de parachutisme en sursis

La dissolution du centre de formation et d’entraînement au parachutisme de haut niveau (CFEPHN) de Gap-Tallard, qui relève de l’armée de l’air, au 1er octobre prochain est confirmée. Le commandant de la brigade aérienne des forces de sécurité et d’intervention, basée à Dijon, a saisi le commandant du groupement de soutien de la base de défense de Gap pour qu’il dénonce la convention passée avec le Conseil général pour la mise à disposition des locaux abritant le CFEPHN. Sur les 16 militaires affectés à cette unité, seuls huit seront maintenus sur place, tandis que les autres ont reçu d’autres affectations (Istres, Salon-de-Provence, Dijon, Orléans, Toulouse…). Deux ont d’ailleurs choisi de démissionner de l’armée au 31 juillet.

Dans une lettre adressée le 16 juillet au député Joël Giraud, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, assure que « cette décision ne modifie pas l’affectation des sportifs du CFEPHN, qui restent, naturellement pour leur entraînement sportif, au plus près de la fédération dont ils relèvent. Les membres de l’équipe de parachutisme militaire continueront donc à s’entraîner avec le pôle France de la fédération française de parachutisme (FFP). Localement, ce dispositif fonctionnera dans le cadre d’un protocole entre le CNSD (centre national des sports de la défense) et la FFP qui dispose de locaux à proximité de l’actuel CFEPHN. » M. Le Drian souligne que « le ministère de la Défense reste attaché à la performance reconnue de tous ses parachutistes et, malgré un contexte budgétaire contraint, il continue de veiller attentivement sur l’avenir de ces sportifs ».

Reste que la réalité semble moins évidente. Un membre de l’équipe de France, muté sur une base opérationnelle, souligne que son emploi du temps ne sera pas forcément compatible avec son entraînement. Un autre parachutiste, pourtant maintenu sur le site de Gap-Tallard, soulève une autre difficulté : « Nous pratiquons trois disciplines spécifiques en championnats militaires, mais une seule est commune avec la fédération française de parachutisme. Il n’y aura pas de souci pour cette discipline, car nous avons le soutien de la FFP. Pour les autres, nous n’aurons pas les crédits nécessaires pour les entraînements. Et vu le contexte budgétaire, ce n’est sûrement pas l’armée qui les financera. »

Le maire de Tallard, Jean-Michel Arnaud, « condamne fermement cette très mauvaise décision du gouvernement Valls qui saborde ce centre pour de fausses économies et constate l’impuissance des députés haut-alpins de la majorité qui veulent en plus nous faire croire que rien ne changera ou presque pour les équipes basées à Tallard ».

(Photo : l’équipe de France militaire de parachutisme aux côtés du général Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, qui a décidé la dissolution du CFEPHN)