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pylone THT (2)

Hautes-Alpes : l’Etat donne son feu vert pour la rénovation des lignes haute tension

Les premiers coups de pioche de la ligne haute tension vont pouvoir être donnés. Le monde économique et RTE attendaient le feu vert de l’Etat avec impatience. Les opposants au projet de modernisation du réseau électrique à haute tension de la Haute Durance, porté par RTE, beaucoup moins. Même si cette autorisation ne porte que sur une petite partie du projet (21 km sur 200 km).

Lors de sa visite à Vallouise le mois dernier, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal avait évoqué le dossier. Aux termes des divers échanges, notamment avec les professionnels du bâtiment et des travaux publics, la ministre a donné son accord pour la signature des déclarations d’utilité publique relevant du niveau préfectoral (lignes P1 et P2 à 63 000 volts) afin que les travaux sur la haute tension démarrent au plus tôt.

Après accord donné par le cabinet de la ministre le 25 juillet, le préfet des Hautes-Alpes Pierre Besnard a signé, ce vendredi 1er août, les arrêtés préfectoraux portant déclaration d’utilité publique des travaux de modification de la ligne aérienne à 63 000 volts entre Embrun et Mont-Dauphin (projet P1), sur les communes de Châteauroux-les-Alpes, Embrun et Saint-André d’Embrun, et des travaux de création de la liaison souterraine à 63 000 volts entre Briançon et Serre-Barbin et de ses raccordements (projet P2), dans le cadre de la rénovation du réseau électrique de la Haute-Durance, sur les communes de Briançon, La Salle-les-Alpes, Le Monêtier-les-Bains, Saint-Chaffrey et Villard-Saint-Pancrace.

Ces arrêtés préfectoraux ne concernent donc que la rénovation des lignes haute tension, celles qui posent le moins problème aux opposants car elles seront enterrées (à l’exception d’un kilomètre de ligne aérienne entre Châteauroux-les-Alpes et Saint-André-d’Embrun).

Aucune décision n’est prise pour les lignes à très haute tension (225.000 volts)

Rien n’est encore fait au sujet des lignes très haute tension (225 000 volts). Ségolène Royal n’a encore rien décidé. Elle avait reçu une délégation d’Avenir Haute Durance (les opposants au projet) lors de sa visite à Vallouise. Depuis, plusieurs élus locaux et les représentants d’Avenir Haute Durance ont été reçus au ministère le 21 juillet par Laurent Michel, directeur général de l’énergie et du climat, et Sidonie Blanchard, en charge des réseaux au ministère. A cette occasion, M. Michel a rappelé que Ségolène Royal avait sollicité le conseil général et la région Paca afin d’envisager une éventuelle participation au surcoût lié à l’enfouissement des deux lignes à 225 000 volts. Ce surcoût est estimé à 130 millions d’euros par RTE. Un chiffre contesté par les opposants. La ministre a également sollicité des précisions auprès de RTE sur la possibilité de cet enfouissement.


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