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Gap: une centaine de manifestants « pour la paix au Proche-Orient »

12 Août 2014 - 20:09

Pari gagné pour les organisateurs ! Une centaine de personnes a répondu ce mardi soir à Gap à l’appel à la manifestation lancé par le Collectif 05.  Une vraie gageure pour la période (la plupart des militants étant partis en congés) et compte tenu de la situation politique au Proche-Orient. A Laragne et à Briançon, ils étaient 25 manifestants; à Veynes  et Embrun, 20.

Se félicitant de la seconde trêve de 72 heures, Claude Maumet de l’AFPS et Corine Arlabosse du Mouvement de la Paix ont rappelé que « la trêve n’est pas le cessez-le-feu et encore moins la fin du conflit ». Ils ont réitéré leur « demande d’une action forte de la France pour la levée du blocus du Gaza et la reconnaissance à l’ONU de l’Etat de Palestine. »

Le cortège gapençais (notre photo) qui est parti de l’Esplanade de la Paix pour rejoindre la place de la république était certes composé de certains « habitués » (le rendez-vous étant devenu hebdomadaire depuis plusieurs mardis), mais ils ont été rejoints par de nouveaux citoyens tenant « à se montrer solidaires ». Comme ces parents en vacances pour lesquels c’était une occasion de transmettre leurs valeurs à leurs enfants: « c’est leur première manifestation. Nous sommes  militants dans la famille… C’était une façon de répondre à leurs questions suite aux images du Journal télévisé. Pour eux, bien-sûr, la guerre, c’est abstrait. Mais là, on leur montre qu’on peut être solidaires avec ceux qui souffrent. »

Une marche en silence, et un vote à main levée

La manifestation a pris la forme d’une marche silencieuse, « en hommage aux victimes », « et à tous les enfants tués » comme Pierre Villard l’a expliqué à un petit garçon qui demandait: « mais pourquoi on doit marcher en silence ? » 

En préambule, les représentants des associations composant le collectif 05 « pour une paix juste et durable au Proche-Orient »  ont rappelé qu’ils rejettent toute étiquette partisane. Et à ceux qui s’interrogent sur le risque d’importation du conflit israelo-palestinien, ils répondent: « Nous restons sur le terrain du droit, le terrain de la justice et de la solidarité ». Et de la démocratie, pourrait-on ajouter… puisque fidèles à leurs valeurs démocratiques, les organisateurs ont tenu à faire participer les manifestants à la décision relative à la continuité du mouvement: « il y a deux options: continue-t-on notre mobilisation le mardi soir, de façon décentralisée comme ce soir (aussi à Embrun, Veynes, Laragne, Briançon), dans une période pas évidente (le mois d’août) ou essaie-t-on de se retrouver pour une manifestation départementale fin août ou début septembre ? Sous réserve, bien sûr , que l’évolution de ces jours-ci perdure… Si on avait mille morts dans la semaine, on serait immédiatement réactifs. » Et à la question de savoir si c’était mieux le mardi soir ou le samedi matin, les deux tiers des votants ont opté pour une grande manifestation départementale à la rentrée, et la majorité a préféré le samedi (plus commode pour se déplacer pour les autres habitants du département…).

A  Veynes, c’est la proposition d’une manifestation départementale d’ici quelques semaines qui a rallié les suffrages. Briançon a opté pour une manifestation départementale tout en envisageant la poursuite de la mobilisation locale. A Embrun et Laragne, les manifestants se sont donné rendez-vous la semaine prochaine.  Fort de ces consultations, le collectif 05 « pour une Paix juste et durable au Proche-Orient » va se réunir afin de déterminer les meilleures formes de coordination.

Une consultation démocratique qui présente aussi l’intérêt d’impliquer directement les citoyens, « pour que la mobilisation se poursuive de manière efficace »…