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Jean-Yves Dusserre et Patricia Morhet-Richaud

Sénatoriales : Dusserre restera président du conseil général en cas d’élection

29 Août 2014 - 18:03

Jean-Yves Dusserre, président (UMP) du Conseil général, a présenté, ce vendredi matin à Lazer, les grandes lignes de sa campagne pour l’élection sénatoriale du 28 septembre, à laquelle il est candidat avec l’investiture de l’UMP. La maire de Lazer, Patricia Morhet-Richaud, sera la « remplaçante éventuelle », selon la dénomination officielle du suppléant, de M. Dusserre en cas d’élection de celui-ci.

« Nous sillonnons le département depuis quelques jours », a indiqué Jean-Yves Dusserre. « C’est une vraie campagne, il y a un vrai enjeu. L’enjeu est celui du changement de présidence du Sénat dans lequel je m’inscris pleinement. Le Sénat doit être un facteur d’équilibre face à une Assemblée nationale en plein chamboulement et où l’idéologie prime sur le pragmatisme. Le Sénat doit aussi être là, dans la réflexion, pour préparer les conditions d’un changement lors de la présidentielle de 2017. »

« Je resterai président parce que l’immense majorité de mon exécutif me l’a demandé »

Comme il l’a écrit dans son journal de campagne, adressé à l’ensemble des grands électeurs du département, M. Dusserre a confirmé qu’il resterait président du conseil général s’il est élu sénateur. « C’est complémentaire et c’est même indispensable », a-t-il estimé. « Je ne veux pas être un parlementaire hors-sol. Je veux aussi participer à la stabilité du conseil général, au moins jusqu’à la fin de mon mandat (NDLR : en décembre 2015). Et je resterai aussi président parce que l’immense majorité de mon exécutif me l’a demandé. »

M. Dusserre a dit sa « fierté » d’avoir obtenu l’investiture de l’UMP, « même si je ne suis pas toujours d’accord avec le parti ». Il a indiqué qu’il avait été sollicité par Jean-Claude Gaudin pour briguer ce mandat « l’an passé » et qu’il avait été « proposé à l’unanimité du groupe UMP au Sénat ». S’il a été investi par l’UMP, « ce n’est pas uniquement parce que je suis président du conseil général », s’est-il défendu. « J’ai toujours été loyal, avec un parcours politique assez rectiligne. J’ai toujours eu une certaine cohérence politique. » Dans son journal de campagne, il écrit même avoir eu « un engagement politique qui n’a pas varié au fil des opportunités ou au gré des stratégies politiciennes ». Faut-il voir là un coup de griffe à son principal rival à droite, son premier vice-président Jean-Michel Arnaud, qui s’était allié à la gauche en 2004 pour renverser Alain Bayrou au conseil général ? « Je ne vise personne », assure-t-il. « Je dis seulement que j’ai eu des opportunités, mais que je n’ai jamais varié. En 2012, j’ai soutenu Fillon pour la présidence de l’UMP, ce qui ne m’a pas empêché d’être loyal envers Copé. »

« Si je n’étais pas en tête au premier tour, j’en tirerais toutes les conséquences »

Jean-Yves Dusserre s’est refusé à évoquer ses concurrents : « Je m’occupe de ma candidature. Je ne m’autorise aucun commentaire, on est en démocratie. Je ne fais de procès à personne, l’avenir décidera. Je respecte les autres candidats. Je ne suis ni dans la rancoeur, ni dans la querelle des égos. Je ne néglige personne. » M. Dusserre a par ailleurs annoncé qu’il n’y aurait pas de séance plénière du conseil général en septembre « pour éviter les tribunes », sachant que quatre conseillers généraux sont en lice (Jean-Yves Dusserre, Jean-Michel Arnaud, Christian Graglia et Bernard Allard-Latour).

Interrogé par L’e-media 05 sur des négociations éventuelles sur l’entre-deux tours, M. Dusserre a répondu : « J’ai toujours pris mes responsabilités. Je n’ai jamais tiré contre mon camp. Si je n’étais pas en tête au premier tour, au-delà de la déception, j’en tirerais toutes les conséquences. Vous en déduisez ce que vous voulez. »

Les priorités de Jean-Yves Dusserre

« Je pense être celui qui connaît le mieux les Hautes-Alpes », a déclaré M. Dusserre, qui s’est défini comme un partisan du « libéralisme teinté d’humanisme, avec une forte connotation d’aménagement du territoire ».

Il a présenté quelques unes de ses priorités : le désenclavement (« Le désenclavement ferroviaire passe très clairement par une ligne électrifiée vers une gare TGV »), un « engagement viscéral » pour défendre l’agriculture de montagne (installation des jeunes, irrigation, question du loup), le tourisme (« Il faut être vigilant sur la destination ski »), la ruralité (« Je défends un juste équilibre avec les métropoles ») et le « combat pour les collectivités territoriales » (« Je suis pour un pacte de stabilité législative et financière vis-à-vis des collectivités locales, car on ne peut pas gérer de manière sereine, alors que ce réseau fonctionne et qu’il est le premier investisseur »).


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