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Epandage3

Gap, Rambaud et Saint-Laurent-du-Cros, « zones vulnérables » aux nitrates

Le préfet de région a retenu trois communes des Hautes-Alpes susceptibles d’être classées comme « zones vulnérables » aux nitrates. Il s’agit non seulement de Gap (comme l’avait révélé L’e-media 05 en juillet), mais aussi de Rambaud et de Saint-Laurent-du-Cros. Selon la FDSEA, 165 exploitations agricoles sont concernées. La décision définitive devrait intervenir d’ici la fin de l’année. Le gouvernement veut élargir les zones vulnérables afin d’éviter des sanctions communautaires, la Cour de justice de l’Union européenne ayant condamné la France pour la troisième fois, ce jeudi,  pour sa mauvaise application de la directive Nitrates, sans toutefois prononcer d’amende. Quelque 3.800 communes supplémentaires et 63.000 exploitations agricoles ont été identifiées par le gouvernement pour être classées en zones vulnérables, et s’ajouter aux 19.000 déjà concernées.

« Alors que nous ne connaissons pas de problème majeur de potabilité sur le département, pour souscrire à une directive européenne parmi les plus protectrices du monde, les agriculteurs vont devoir investir pour agrandir leur capacité de stockage de leurs effluents d’élevage (qui pourrait aller jusqu’à 25 ou 30% de plus), s’astreindre à remplir des documents d’enregistrement d’épandage de fumure, voire ne plus pouvoir épandre de fumier sur des pentes supérieures à 15%, ce qui est très fréquent dans un département de montagne, ou à certaines périodes de l’année », dénonce la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles). « Et tout cela alors même que nous ne savons pas si les nitrates relevés sont issus de l’agriculture ! La FDSEA réclame un retour au bon sens dans l’application des contraintes environnementales. »

De plus, dénonce Bruno André, porte-parole de la FDSEA, « le département a été mal défendu. Il n’y a aucune zone vulnérable dans les deux Savoie. Pourquoi ? » Du coup, « nous allons conseiller aux agriculteurs de ne plus participer à l’épandage des boues d’épuration, étant donné ces nouvelles contraintes environnementales et administratives ».

Le ministère de l’Ecologie avait indiqué, en juillet, qu’il entendait veiller « à ne pas pénaliser l’activité des agriculteurs » en annonçant des aides maximales possibles, au regard des règles communautaires, pour les mises aux normes et la valorisation des effluents au travers de la méthanisation.


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