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Nicole Guérin et Christian Graglia

Sénatoriales : « Je ne veux pas inaugurer les chrysanthèmes », annonce Graglia

Christian Graglia, candidat investi par le PS pour les élections sénatoriales du 28 septembre, le reconnaît : « Les chances d’un candidat de gauche ne sont pas énormes. » Le co-président du groupe d’opposition au Conseil général (avec Bernard Allard-Latour, autre candidat déclaré sous l’étiquette du PRG) se donne pourtant « une toute petite chance » en espérant profiter du « combat des chefs à l’UMP », entre « le vieux crocodile et le jeune loup ».

La candidature socialiste a pourtant commencé sur une fausse note. La « remplaçante éventuelle » de Christian Graglia, Nicole Guérin, première adjointe au maire de Briançon, qui était présente à ses côtés, ce jeudi soir à Gap, n’est pas celle qui figure sur la profession de foi adressée aux grands électeurs du département. C’est l’ancienne maire des Infournas, Anne Deblevid-Drouhot, qui s’affiche aux côtés de M. Graglia. Sauf qu’est rapidement apparue une difficulté juridique, doublée d’un risque politique : Mme Drouhot a été condamnée, certes à une peine d’amende symbolique, pour faux et usage de faux après avoir imité la signature d’un de ses conseillers municipaux dans une délibération… « Péripétie tragi-comique », commente le candidat PS, qui admet avoir demandé à Mme Drouhot de se retirer après avoir appris sa condamnation, qu’il ignorait. Et qui se félicite que Mme Guérin ait accepté de la remplacer.

Réforme des rythmes scolaires : « C’est à l’Etat de payer, au moins dans les communes rurales »
Christian Graglia et sa suppléante Nicole Guérin, entourés par la députée Karine Berger, le vice-président de la Région Bernard Jaussaud et les conseillers généraux PS Claude Feutrier, Vanessa Picard et Marc Zecconi.
Christian Graglia et sa suppléante Nicole Guérin, entourés par la députée Karine Berger, le vice-président de la Région Bernard Jaussaud et les conseillers généraux PS Claude Feutrier, Vanessa Picard et Marc Zecconi.

Dans sa campagne, qu’il a engagée depuis une semaine en allant à la rencontre de tous les maires, Christian Graglia se positionne notamment sur quatre points.

Il dit son opposition à la suppression des conseils généraux dans les départements ruraux, sur laquelle le Premier ministre Manuel Valls semble être revenu. « Le problème, c’est que, à droite comme à gauche, il y a une vision de la ruralité un peu parisienne », estime-t-il.

S’agissant de la réforme des rythmes scolaires, qu’il juge « excellente », M. Graglia considère que « c’est à l’Etat de payer cette réforme, au moins dans les communes rurales ».

Il défend aussi une de ses idées de longue date : susciter un schéma départemental des énergies renouvelables avec la création « d’une cellule de conseil pour les communes, qui puisse aussi négocier avec les entreprises ». Pour Christian Graglia, « c’est le moyen de trouver des ressources supplémentaires pour notre département et complémentaires du tourisme, alors que se pose la question de la pérennité de certaines stations de ski ».

Enfin, au chapitre du désenclavement, M. Graglia se veut pragmatique. « Je ne me battrai pas pour l’A 51 et pour le tunnel sous le Montgenèvre », lance-t-il. « PBR a employé toute son énergie sur l’A 51. Je me suis moi-même battu pour le Montgenèvre. Mais nous devons trouver des solutions plus pratiques : améliorer les nationales et les ex-routes nationales, et améliorer les dessertes vers la gare TGV d’Aix-en-Provence et vers l’aéroport de Marignane. »

Sur ces propositions, dont il reconnaît qu’elles ne sont « pas dans les pouvoirs d’un sénateur », Christian Graglia défend un rôle de catalyseur. « Je ne veux pas inaugurer les chrysanthèmes », résume-t-il. Il annonce par ailleurs que, s’il est élu, il siègera au sein de la commission de l’aménagement du territoire au Sénat.

Lors de la présentation de ses axes de campagne, ce jeudi, il était entouré de la députée Karine Berger, du vice-président de la Région, Bernard Jaussaud, et de plusieurs conseillers généraux de gauche, dont Auguste Truphème, qui lui a clairement apporté son soutien.

« Je soutiens le gouvernement sans états d’âme »

Interrogé sur son positionnement par rapport aux débats qui agitent actuellement le PS, Christian Graglia a indiqué qu’il soutenait le gouvernement « sans états d’âme. C’est une période difficile. Il faut trouver des solutions nouvelles, et le pacte de responsabilité en fait partie. Ce n’est pas au milieu du gué qu’il faut abandonner le capitaine, même si le débat est nécessaire et utile. »

Karine Berger a défendu « des débats de fond », tout en rappelant qu’elle a « toujours voté le soutien au gouvernement ». La députée a cependant égratigné le candidat du PRG aux sénatoriales : « J’ai envie de poser la même question à M. Allard-Latour, qui ne fait que critiquer le gouvernement depuis un an, alors que trois ou quatre ministres sont membres de son parti. »


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