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FDSEA

Les agriculteurs haut-alpins débattent pour… se définir

11 Fév 2014 - 23:18
Christiane Lambert a alimenté le débat sur la définition de "l'agriculteur actif", aux côtés de René Laurans, président de la FDSEA, du préfet Pierre Besnard et du président du Conseil général, Jean-Yves Dusserre.
Christiane Lambert a alimenté le débat sur la définition de « l’agriculteur actif », aux côtés de René Laurans, président de la FDSEA, du préfet Pierre Besnard et du président du Conseil général, Jean-Yves Dusserre.

Qu’est-ce qu’un agriculteur actif ? Drôle de débat au programme du 68e congrès de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles), ce mardi soir, à l’Hôtel du département à Gap. Et pourtant, c’est une discussion incontournable. Avec la réforme de la Politique agricole commune (Pac) et le découplage de ses aides, l’Union européenne a en effet chargé les Etats de définir, chacun, ceux qui pouvaient en être les bénéficiaires. Et la FDSEA des Hautes-Alpes est attentive au sort qui pourra être réservé aux pluriactifs, nombreux dans le département, et s’emploie à ce que la définition de l’agriculteur actif ne fasse pas entrer de revenu minimum, « ce qui pourrait poser problème ici ».Christiane Lambert, première vice-présidente de la FNSEA, avait fait le déplacement à Gap. Et elle a souligné la difficulté de la tâche, car « il y a différentes visions ». Ainsi, la proposition de créer un répertoire qui serait confié à la Mutualité sociale agricole (MSA) est rejetée par

De nombreux agriculteurs ont participé à ce congrès à l'Hôtel du département à Gap.
De nombreux agriculteurs ont participé à ce congrès à l’Hôtel du département à Gap.

la FNSEA et les Jeunes agriculteurs (JA). « Pour nous, l’affiliation à la MSA, ce n’est pas un statut social d’agriculteur », a expliqué la numéro 3 du syndicat agricole. « On ne peut pas retenir non plus la notion du temps passé, qui ne convient pas. Nous avons aussi une multitude de profils d’agriculteurs aujourd’hui, et un éclatement des types de statuts. Un agriculteur doit être quelqu’un qui a un projet professionnel, qui est responsable devant le banquier. Un projet professionnel, c’est quand même une activité économique, un prise de risque économique. Ce n’est pas lié à un nombre d’hectares : on peut avoir une activité précieuse pour un territoire avec 5 hectares ! Nous demandons aussi l’intégration de la diversification agricole dans l’activité (méthanisation, vente directe, chambres d’hôtes…). »

Ce débat s’est doublé d’une autre discussion sur le regard que porte la société sur les agriculteurs et sur la communication que doit adopter la profession pour s’adapter à cette évolution de la société.

Loup : un nombre d’attaques en baisse

En 2013, quelque 420 bêtes ont été tuées dans des attaques attribuées au loup, soit 30 de moins qu’en 2012. Sandrine Hauser y voit une explication simple : les conditions météo de l’été dernier ont retardé les sorties des troupeaux et donc réduit le nombre de bêtes attaquées. Car, pour elle, le problème reste entier : seuls huit loups ont été prélevés en 2013, bien loin du nombre autorisé par le plan Loup, et « il y a eu beaucoup d’arrêtés préfectoraux cassés par les tribunaux ». Quant au financement du plan Loup, « il est pris sur le budget de l’Agriculture. C’est pas nous qui voulons sauver le loup : pourquoi devrions-nous payer moralement et financièrement ? »

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