Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
Vivian Maier autoportrait

Un document prouverait la filiation entre Francis Baille et Vivian Maier

10 Sep 2014 - 17:45

Le Gapençais Francis Baille a toutes les chances d’être reconnu comme l’héritier de la photographe américaine d’origine champsaurine Vivian Maier par le tribunal de Chicago.

Comme vous le révélait L’e-media 05 dès samedi dernier, un avocat américain, David C. Deal, trouvant injuste le fait que les deux principaux collectionneurs, John Maloof et Jeffrey Goldstein, gagnent de l’argent en exploitant le travail de Vivian Maier sans avoir de lien de parenté avec elle, s’est mis en quête d’un héritier. Alors que les généalogistes embauchés par John Maloof avaient désigné le Champsaurin Sylvain Jaussaud (arrière-petit-neuveu de la grand-mère de Vivian Maier), ceux de David C. Deal ont trouvé un parent plus proche encore en la personne de Francis Baille. « Le dernier vivant à ce niveau de proximité sur l’arbre généalogique de Vivian Maier », assure Me Denis Compigne, l’avocat gapençais de Francis Baille.

Ce fonctionnaire à la retraite de 63 ans est le petit-neveu de Nicolas Baille, père biologique de la mère de Vivian Maier, Maria Jaussaud. Le garçon de ferme avait eu une liaison avec la fille de ses employeurs, avant d’être chassé du domaine de Saint-Julien-en-Champsaur du fait de cette grossesse. Raison pour laquelle Maria Jaussaud ne porte pas le nom de Baille. Mais cette filiation aurait pu être difficile à prouver sans document officiel. Contacté par Me Compigne, Me David C. Deal confirme l’existence d’un acte d’état-civil français dans lequel Nicolas Baille aurait reconnu sa paternité, après être revenu des Etats-Unis en 1932.

« Si on arrive à un accord avec John Maloof, ça ne sera que mieux »

Le tribunal devra juger de la véracité de l’arbre généalogique produit par Francis Baille et ses avocats. En attendant l’issue de la procédure, l’administrateur ad-hoc désigné par le tribunal du comté de Cook (Illinois) a déconseillé aux collectionneurs, par le biais d’une lettre, de continuer à vendre les œuvres de Vivian Maier. Me Compigne n’est pas certain que la procédure sera longue. A vrai dire, tous espèrent que John Maloof se manifestera avant l’issue du procès : « Si on arrive à un accord, ça ne sera que mieux », estime Me Compigne.


+ Sur le même sujet...