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THT Montdauphin (2)

Chantier haute tension : 4,4 M€ de retombées pour les entreprises locales

10 Sep 2014 - 19:55
La CCI et les responsables RTE ont signé une convention ce mercredi pour la mise en place du guichet unique visant à faciliter les démarches des entreprises participant au chantier. Marc Gueydon, président des hôteliers, s'est réjoui du démarrage d'un chantier de 6 ans.
La CCI et les responsables RTE ont signé une convention ce mercredi pour la mise en place du guichet unique visant à faciliter les démarches des entreprises participant au chantier. Marc Gueydon, président des hôteliers, s’est réjoui du démarrage d’un chantier de 6 ans.

Pour Maurice Brun, président de la CCI, le chantier de rénovation du réseau électrique Haute Durance est « le plus gros dossier que connaissent les Hautes-Alpes depuis le barrage de Serre-Ponçon. Dans notre département enclavé, RTE vient investir 230 millions d’euros », se réjouit Maurice Brun qui se plaît à rêver à « une percée alpine sous le Montgenèvre : il y aura déjà l’électricité pour le TGV ! », plaisante à moitié le président de l’interconsulaire.

Démarrage des travaux lundi prochain

Le lundi 15 septembre, les premiers coups de pioche seront donnés dans l’Embrunais (P1) et le Briançonnais (P2), à la fois pour la construction d’une ligne souterraine de 63.000 volts entre Briançon et Le Monêtier-les-Bains et pour la reconstruction d’une partie de la ligne de 63.000 volts entre Embrun et Mont-Dauphin, soit 21 km sur les 200 du projet. Ces travaux font suite à la déclaration d’utilité publique signée par le préfet en août dernier. Elle ne concerne que les lignes haute tension, pas les projets de lignes à très haute tension (225.000 volts).

« A la fin du programme, 20% des lignes seront enfouies dans les Hautes-Alpes »

« C’est une première étape dans la réalisation de ce vaste programme qui représente un projet d’intérêt économique vital pour la région, avec six ans de travaux qui mobiliseront les entreprises haut-alpines, rappelle Luc Mazéas, directeur développement et ingénierie RTE Paca. La signature des quatre prochaines déclarations d’utilité publique par l’Etat permettra d’assurer la majeure partie des retombées pour l’économie locale. »

La décision revient au gouvernement. Lors de sa visite à Vallouise, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal avait demandé des compléments d’information quant à la possibilité d’enfouir la totalité des lignes car, sur 200 km de nouvelles lignes à construire, 100 le seront en aérien. « On avait déjà réalisé une étude qui a conclu à un surcoût de 130 millions d’euros pour l’enfouissement qu’il serait quasi-obligatoire de réaliser dans son ensemble », estime Luc Mazéas qui essaie de rassurer les réfractaires en soulignant que les « 100 km en aérien seront à l’écart de toute habitation, pas à moins de 200 m de la moindre maison ». « A la fin du programme, le taux d’enfouissement dans les Hautes-Alpes atteindra celui d’Ile-de-France. 20% des lignes RTE seront enfouies dans le département », continue Luc Mazéas.

« Plus de 30% de retombées pour les entreprises locales pour P1 et P2 »

Gérard Robinot, directeur de projet pour RTE, a annoncé que les deux principales entreprises pour mener à bien ces travaux avaient été désignées : Serpellet et Thepault. Côté local, Allamanno, TP Abrachy et la Routière du Midi ont déjà obtenu des marchés de sous-traitance. « Les autres sont en cours de négociation. » Pour les trois années de chantier à venir (P1/P2), 4,4 millions d’euros devraient bénéficier aux entreprises locales, que ce soit au niveau du BTP, de la location de matériel, de l’hôtellerie/restauration et d’autres services. « On dépasse les 30% de retombées locales pour P1 et P2 », annonce Gérard Robinot.

Pour faciliter le chantier, un guichet unique Haute Durance initiatives a été créé avec à sa tête, Eric Gorde, premier vice-président de la CCI. Il permettra à RTE et ses entreprises mandataires de passer ses appels d’offres et d’identifier les entreprises locales compétentes, de faciliter les démarches administratives… « 30 à 40 entreprises ont été détectées pour répondre aux besoins en sous-traitance, trois du BTP ont déjà signé et, au fur et à mesure, d’autres seront consultées », résume Eric Gorde.


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