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Aspres-sur-Buëch : le centre éducatif renforcé va-t-il vraiment fermer ?

Le centre éducatif renforcé (CER) d’Aspres-sur-Buëch, destiné à accueillir des adolescents délinquants, risque de fermer ses portes. Le conseil d’administration de l’ADSEA (Association départementale pour la sauvegarde des enfants et des adultes), qui gère cette structure, a en tout cas voté, ce mardi, sa fermeture « avec effet immédiat » et le reclassement de son personnel. La direction interrégionale Sud-Est de la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse), contactée par L’e-media 05, assure de son côté « faire le maximum pour le maintenir ouvert ».

Ouvert en septembre 2012, le CER « C’levé », qui est le seul des Hautes-Alpes, a pour vocation d’accueillir six garçons de 16 à 18 ans pendant des sessions de quatre mois, pour « créer une rupture avec leur milieu d’origine et construire avec eux un projet de sortie viable ».

Pour 2014, le préfet a fixé le prix de journée à 539,91€, soit un tarif équivalent à celui de 2013. « Nous avions présenté un projet avec davantage de personnel, car nous sommes en bord de rupture en termes de personnel », explique Philippe Boutin, directeur général de l’ADSEA. « Nous avons interrogé la PJJ qui nous a indiqué qu’elle ne pouvait pas accorder de moyens supplémentaires. Nous en avons tiré les conséquences. » Les difficultés du CER d’Aspres-sur-Buëch ne sont pas isolées, selon M. Boutin : « Tous les CER sont confrontés à ce problème. Nous avons un mode de fonctionnement qui correspond au cahier des charges, mais ce sont des jeunes qui ont un certain nombre de difficultés et nous nous devons de respecter le droit du travail. » Dans sa délibération, l’ADSEA ne ferme cependant pas totalement la porte, en se déclarant « prête à étudier un autre projet ».

A Marseille, la direction interrégionale de la PJJ assure « travailler à trouver une solution. Nous avons réellement des besoins sur ce territoire. Ca fait partie de nos priorités. »

En attendant, l’ADSEA met la dernière main à un plan social pour accompagner la fermeture du CER, telle que votée par son conseil d’administration. « Nous avons une solution de reclassement pour pratiquement tout notre personnel », veut rassurer Philippe Boutin.

(Image d’illustration)


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