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Guy Blanc

Municipales à Gap : Guy Blanc assure qu’il sera candidat

"Ma présence peut permettre un second tour plutôt qu'une élection de Didier au premier tour", estime Guy Blanc.
« Ma présence peut permettre un second tour plutôt qu’une élection de Didier au premier tour », estime Guy Blanc.

« C’est vrai qu’à un moment, j’ai baissé les bras. J’ai réuni, le 7 janvier, ceux qui étaient prêts à s’engager avec moi pour leur le dire, et ce sont eux qui ne voulaient pas renoncer ! Aujourd’hui, j’ai plus de vingt hommes et plus de vingt femmes qui s’engagent. Et sauf à ce qu’il y ait des désistements d’ici là, nous serons candidats aux élections municipales », annonce Guy Blanc, conseiller général (divers gauche) de Gap Nord-Ouest et ex-tête de liste investie par le PS en 2008.

« Je ne veux pas qu’on parle d’une troisième liste de gauche, car tous mes colistiers tiennent à ce que ce soit apolitique, ce qui est un peu l’esprit de ma démarche, précise Guy Blanc. Il y a des gens de gauche, d’autres de droite, et un certain nombre qui ne sont pas engagés politiquement. Le dénominateur commun, c’est de vouloir faire de Gap une ville heureuse. Soit on croit à un choix UMP ou PS, soit on croit à autre chose qu’à un choix binaire ».

Vaste programme… « Il faut positiver, arrêter les joutes verbales gauche/droite. Chacun essaie de faire des effets de manche. C’est une liste où il n’y a pas trop de parlotte mais des actes », lance M. Blanc, qui n’entend pas trop déflorer son programme. Il évoque simplement « trois piliers : l’urbanisme, pour limiter l’extension de Gap sur les terres agricoles ; la circulation : il faut vraiment réfléchir avec des spécialistes pour éviter cette circulation embarrassée ; et il faut envisager Gap comme une véritable agglomération, et pas seulement en annexant deux villages ; Gap fonctionne avec toutes les communes périphériques au niveau de l’économie, de l’urbanisme, des transports… »

Guy Blanc refuse pour l’heure de livrer ne serait-ce que quelques-uns de ses futurs colistiers. On saura simplement que seuls « deux ou trois colistiers de 2008 » en seront, et qu’il y aura « beaucoup de figures nouvelles : des fonctionnaires, des retraités, des artisans, des chefs d’entreprise, un demandeur d’emploi, une mère au foyer, beaucoup de retraités mais aussi beaucoup de jeunes ».

« Ma présence peut permettre un second tour plutôt qu’une élection de Didier au premier tour »

En confirmant sa candidature, Guy Blanc décoche au passage quelques piques en direction de ses futurs adversaires, qu’il s’agisse de Bernard Jaussaud, qui « fait une liste PS homogène dans l’obédience Karine Berger et pro-gouvernementale », ou de Roger Didier, qui ne « dit rien à ses adjoints à moins de six semaines de l’élection, ce qui est un peu méprisant pour la vie démocratique ». Seul Jean-Claude Eyraud, dont « les visions sont un peu différentes des miennes », trouve grâce à ses yeux : « Sa démarche me semble très méritante et c’est le seul avec qui j’ai pu discuter ».

Pour autant, l’ancien adversaire de Karine Berger aux élections législatives assure qu’il « ne marche pas à la haine, ni à la rancune. Après avoir vécu 35 ans à Gap, y avoir travaillé, avoir été conseiller général et conseiller municipal, on peut avoir envie de modifier un peu le profil de la ville. Surtout qu’on a quand même frôlé la victoire en 2008 ».

Les circonstances étaient évidemment différentes, puisqu’il était alors à la tête d’une liste soutenue par le PS. Cette fois-ci, il s’engagera sans les moyens d’un parti politique. Mais il considère que sa présence « peut permettre un second tour plutôt qu’une élection de Didier au premier tour. Et pourquoi pas une triangulaire au second tour ? » En cette période olympique, on peut toujours dire que l’essentiel, c’est de participer…

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