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Jean-Claude Eyraud et "Tous capables Gauche"

Gap : « Tous capables-Gauche » dénonce «des problèmes graves»

13 Sep 2014 - 11:36

Jean-Claude Eyraud, conseiller municipal d’opposition, et le collectif « Tous capables-Gauche » ont, une nouvelle fois, dénoncé les conditions de mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires à Gap, mais aussi les conditions de travail du personnel municipal, ce vendredi, lors d’une conférence de presse.

« Le maire jouait la montre »

« Le maire pensait que les rythmes scolaires ne s’appliqueraient pas, estime Jean-Claude Eyraud. Il faisait une course de lenteur, il jouait la montre. » L’opposition dénonce un dysfonctionnement dans la mise en place des rythmes scolaires. « Une maman m’a interpellé dans la rue. Elle avait inscrit ses enfants aux temps d’activités périscolaires (TAP) mais elle les a retirés. Il ne se passe rien. On fait de la récréation ! »

« Tous capables Gauche » rappelle malgré tout qu’il n’était pas d’accord avec les méthodes du gouvernement au sujet des TAP. Mais, « en tant que républicains », le souhait était de construire une organisation dans l’intérêt des enfants. Le groupe d’opposition dénonce des réunions publiques de concertation trop tardives : 12 réunions ont eu lieu juste avant les élections municipales et sont restées sans effet.

Une distorsion entre les écoles publiques et les écoles privées

Autre point de contestation, la décision de Roger Didier de retirer les 15.000 heures d’ETAPS (éducateurs territoriaux des activités physiques et sportives) dans les écoles publiques. Ces animateurs sportifs municipaux permettaient aux enfants d’apprendre à nager dans des cours de natation ou encore de faire du ski. Mais, selon « Tous capables-Gauche », ces heures retirées dans le public sont maintenues dans le privé. « Le maire n’arrête pas de dire : « le DASEN (Directeur académique des services de l’Education nationale) a imposé les horaires. » Pourquoi ? Parce qu’il est incapable de faire des horaires. Donc le DASEN a appliqué la loi. Le maire veut ainsi punir le DASEN, mais il punit les enfants et les parents. Il retire du coup les 15.000 heures car elles ne sont pas une obligation. Mais ça crée un déséquilibre avec le privé. » L’opposition menée par M. Eyraud attend désormais une vraie concertation et une construction qui associent les enseignants, les parents et les associations. « On poursuit notre travail depuis 6 ans. Une opposition doit être vivante pour faire avancer les dossiers. »

« Jusqu’à 1200 agents en difficulté, dont 14 directeurs »

Deuxième cause d’inquiétude pour Jean-Claude Eyraud : les conditions de travail du personnel de la ville, du CCAS et de la communauté d’agglomération. En juillet 2011, un rapport d’audit sur les risques psychosociaux des agents a conclu : « La situation à l’égard des risques psycho-sociaux est identifiée comme alarmante et nécessite la mise en place d’actions multiples et d’interventions prioritaires sur des situations de souffrance aiguë individuelle et collective. » Là encore, le collectif regrette de ne pas avoir accès au bilan du plan d’actions mis en place par la mairie.

« Les personnes de toutes les catégories sont touchées. Jusqu’à 1200 agents sont en difficulté, dont 14 directeurs. C’est dû à la politique d’austérité du maire qui a serré les vis. Et on a l’impression que la grande machine qu’est la mairie est en panne. Le syndicat CGT de la ville dénonce une panne du dialogue social », déclare l’opposition. La CGT a par ailleurs écrit un courrier au préfet fin août. « On espère que le préfet va mener une enquête. » Jean-Claude Eyraud pense « que ç’en est trop. On pense qu’on a été patients et on a décidé de parler. On est inquiets car il y a des gens qui souffrent.»


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