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école de Fontreyne à Gap

Pas d’école le lundi 6 octobre au matin : la FCPE proteste, les maires aussi

23 Sep 2014 - 8:47

« Non aux enseignants fantômes le lundi 6 octobre », dénoncent les parents d’élèves de la FCPE 05. L’ensemble des élèves des écoles et collèges de l’académie d’Aix-Marseille n’auront en effet pas classe le 6 octobre au matin, afin de permettre aux enseignants de se prononcer sur le projet de socle commun de connaissances, de compétences et de culture, et sur les projets de programme de l’école maternelle. Cette concertation collective est destinée à alimenter la mise en oeuvre de la loi de refondation de l’école. La FCPE demande au rectorat de « renoncer » à cette initiative. L’association des maires des Hautes-Alpes proteste également contre « cette décision unilatérale ».

Dans sa note adressée aux chefs d’établissement et aux directeurs d’école, le recteur d’Aix-Marseille, Ali Saïb, souligne « la nécessité d’informer au plus vite les familles de la date retenue afin que celles-ci puissent s’organiser sur le plan personnel ».

Dans un communiqué publié ce mardi matin, la FCPE dénonce l’absence de « mesure concernant l’accueil des élèves ce jour-là, ni dans les écoles, ni dans les collèges. Nous constatons que les parents d’élèves, officiellement membres de la communauté éducative, sont mis au pied du mur. Ce sont pourtant les élèves et les familles qui vont faire les frais de cette organisation. »

Pour la FCPE, « la concertation et la formation des enseignants ne doivent pas se faire au détriment de la continuité du service public d’éducation. L’organisation prévue pour le 6 octobre réduit le temps d’enseignement consacré aux élèves. Elle met également de nombreuses familles dans la difficulté, le recteur n’ayant prévu d’autres mesures que celle de les informer au plus vite. »

« Encore une fois, nous assistons à une décision unilatérale de l’Etat qui oblige les maires à se positionner dans l’urgence comme sous-traitant de l’Etat », dénonce Jean-Michel Arnaud, président de l’association des maires des Hautes-Alpes, dans un communiqué. « Avec de tels agissements, les maires se sentent, encore une fois, pris en otages, entre des parents d’élèves sans solution de garde et l’Education nationale qui impose son fonctionnement en supprimant une demi-journée de classe quelques semaines seulement après la rentrée, avec des répercussions directes sur l’organisation et sur les finances locales. Après la mise en place de la réforme des rythmes scolaires et les coûts induits pour les collectivités, cette nouvelle situation de fait démontre l’attitude singulière de l’Etat à l’égard des collectivités territoriales considérées comme de simples sous-traitants. »


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