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La Ruche qui dit oui

« La Ruche qui dit oui » à Gap : un nouveau concept pour consommer local

23 Sep 2014 - 12:10

Un nouveau concept a vu le jour à Gap en avril dernier. A mi-chemin entre le marché, l’achat groupé, la commande en ligne, « La Ruche qui dit oui » fait le lien entre ses membres et les producteurs locaux. Une fois inscrits gratuitement sur le site de l’association, les membres sélectionnent les produits qu’ils désirent acheter et les paient en ligne, puis viennent les récupérer lors de la livraison, un jeudi sur deux, au lycée agricole des Eméyères, de 17h30 à 18h30. Ils peuvent ainsi échanger avec les agriculteurs présents.

Le principe ressemble à celui qui régit les Amap (association pour le maintient d’une agriculture paysanne) à la différence que ni les membres, ni les producteurs ne s’engagent sur une durée. Les producteurs proposent leurs produits quand ils le peuvent et les membres achètent dès lors qu’ils en ont envie. « C’est plus flexible, plus aléatoire aussi », confie Elisabeth Gimeno, l’une des bénévoles de « La Ruche », qui est aussi enseignante au lycée agricole, chargée de la mission alimentation. Le lycée cherchait un moyen de vendre ses produits et a opté pour ce système-là. « J’ai monté le projet sur mes heures dédiées à la mission ; pour ce qui est de l’animation, c’est du bénévolat. Nous sommes d’ailleurs quatre-cinq à beaucoup nous bouger. »

Du bio et des produits issus de l’agriculture raisonnée

Les 15 producteurs inscrits sont originaires des Hautes-Alpes et une petite partie viennent des Alpes-de-Haute-Provence proches. Certains proposent du bio, d’autres des produits issus de l’agriculture raisonnée : des fruits, des légumes, des jus de fruits, des glaces, des bières, du poulet, du porc, du lait, des yaourts, de la charcuterie, du pain, du fromage, des œufs, de l’huile d’olive, des savons et des confitures.

Les agriculteurs fixent eux-mêmes leurs prix et sont commissionnés à hauteur de 16% par La Ruche locale (qui démarche, informe, gère la vente) et nationale (qui gère l’informatique, le paiement en ligne). « Certains producteurs ne répercutent pas cette commission sur le prix de leur vente », commente Elisabeth Gimeno. Le système garantit en tout cas aux producteurs d’être rémunérés convenablement. « Le but n’est pas de concurrencer les magasins bio, les magasins de producteurs, les marchés. Nous venons en complément. C’est un autre moyen de consommer local », ajoute Elisabeth.

A ce jour, La Ruche compte 230 inscrits et souhaiterait atteindre les 300 ou 400 membres afin de garantir une trentaine de commandes à chaque livraison. Les personnes intéressées qui souhaitent en savoir plus sont conviés à un apéritif auquel seront présents les bénévoles de « La Ruche » et les producteurs, le 9 octobre, dès 17h30, au lycée agricole.

Pour devenir membre : http://www.laruchequiditoui.fr/4509


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