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marché de Gap (2)

Les Hautes-Alpes étudiées sous toutes les coutures : les chiffres de l’Insee

L’Insee a publié une étude sur les Hautes-Alpes ce vendredi, en balayant tous les secteurs. Voilà ce qu’il faut retenir.

1. Un bon taux d’équipement

Accès équipements44% des Haut-Alpins vivent en milieu rural. Les forêts et montagnes couvrent 83% du département. Mais le taux d’équipement est bon grâce au tourisme et à la topographie du territoire. Seul bémol, 21% de la population vit à plus de 30 mn d’un lycée, d’un hypermarché et 35% à plus de 30 mn d’une maternité (cantons d’Aiguilles, La Grave, Saint-Firmin, Rosans).

2. La population augmente

Les Hautes-Alpes sont le 8e département le plus attractif de France. L’augmentation démographique est portée par le bassin gapençais pour 72% (de 2006 à 2011) alors que 45% des Haut-Alpins vivent dans ce bassin.

3. Les retraités arrivent mais les étudiants partent

La moitié des nouveaux arrivants sont des retraités alors que de nombreux jeunes partent faire leurs études à Aix-Marseille ou à Grenoble. Les 18-35 ans représentent seulement 18% de la population. Les nouveaux arrivants proviennent à 80% d’Aix-Marseille et de Paris. Parmi les actifs, s’installent beaucoup de cadres et de professions intermédiaires.

4. 46% des emplois dans l’aire gapençaise

En 2010, les Hautes-Alpes comptaient 58 300 emplois dont 46% dans l’aire gapençaise. Les secteurs de la construction et de l’action sociale contribuent à la croissance de l’emploi. 3300 emplois sont occupés par des personnes extérieures au département et, a contrario, 3000 Haut-Alpins travaillent en dehors du département. En 11 ans, les navettes avec l’extérieur ont bondi de 35% et desservent surtout Aix-Marseille et Grenoble.

5. Un taux de chômage moins élevé qu’en région

Au quatrième trimestre 2013, les chômeurs représentaient 9,1% de la population active. Cette plus grande résistance à la crise est expliquée par une forte proportion d’emplois non salariés et d’emplois publics.

6. Une économie orientée vers la population et les touristes

81% des emplois sont des activités présentielles (mises en œuvre localement pour la production de biens et de services visant la satisfaction des besoins de personnes présentes dans la zone). Les cinq principaux employeurs du département sont les hôpitaux de Gap, Briançon, Laragne, le conseil général et la ville de Gap. 18% des emplois sont non salariés, du fait de la forte présence de médecins libéraux et d’agriculteurs. L’emploi industriel est peu présent (5%).

7. Beaucoup de résidences secondaires

Le tourisme occupe 6,8% des actifs (contre 1,8% en région), voire 13,4% dans l’aire briançonnaise.  Le département dénombre 239 lits pour 100 habitants. Les résidences secondaires constituent les 9/10e de ces hébergements.

8. Des pommes, des poires, des moutons

L’agriculture concerne 5% des actifs et couvre 15% du territoire. Les Hautes-Alpes sont le 3e département français en termes de production de poires et le 9e pour les pommes. Le secteur fruitier représente 43% de l’agriculture haut-alpine. Par ailleurs, 40% des exploitations se consacrent à l’élevage ovin.

9. Des revenus plutôt bas

RevenusLes revenus des Haut-Alpins sont généralement plus faibles que dans le reste de la région : la moitié disposent d’un revenu inférieur ou égal à 1562€ par mois. Mais les inégalités et la pauvreté restent moins marquées. En 2011, le département recensait 14% de personnes pauvres. La population vivant avec le RSA a progressé de 10% par an entre 2009 et 2012. Aussi, la précarité est plus répandue qu’ailleurs et concerne en priorité les jeunes : 20,3% des salariés âgés de 18 à 24 ans sont en CDD.


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