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Communauté d'agglomération

Personnel municipal : le maire de Gap n’a « pas la sensation d’un malaise »

Le conseil communautaire de l’agglomération du Gapençais n’aura guère connu de joutes verbales, ce vendredi soir, et la seule programmée aura failli être reportée pour un mystérieux problème technique. La question orale de Jean-Claude Eyraud (groupe Gauche-Tous capables), adressée par courriel, n’était pas parvenue à la mairie car elle apparaissait comme un spam… Cela n’a finalement pas empêché M. Eyraud d’aborder le sujet du « mal-être d’un certain nombre d’agents de la Ville de Gap, du CCAS et de la communauté d’agglomération » et d’appeler à « un fonctionnement apaisé », notamment avec l’organisation des réunions paritaires obligatoires. La CGT s’était en effet émue dans un courrier au préfet que ces réunions n’aient pas été convoquées par le maire et président de l’agglo.

Comme il l’avait déclaré à L’e-media 05, Roger Didier a répété qu’il n’avait « pas du tout la sensation qu’il y a un véritable malaise, si ce n’est que, dans une entreprise de 1200 salariés, il y a des difficultés pour certains, des incompréhensions pour d’autres. Nous approchons aussi des élections professionnelles, et, sans envoyer la pierre à quiconque, les syndicats montrent le bout de leur nez, et vous en êtes un bon relais, M. Eyraud, d’autant que vous avez passé votre vie à la CGT. »

M. Didier a détaillé les outils mis en oeuvre par la mairie de Gap en matière de santé et de sécurité au travail, mais aussi des risques psycho-sociaux avec la psychologue du travail recrutée par la Ville.

Roger Didier : « Nous n’avons pas à rougir du taux d’absentéisme »

Autre élément : l’absentéisme. « Nous n’avons pas à rougir, le personnel est respectueux de ses engagements », a estimé le président de la communauté d’agglomération, citant un taux d’absentéisme de 8,27% à la Ville de Gap et de 8,89% au CCAS, étant précisé que ce taux connaît « une hausse sur l’Ehpad (établissement d’hébergement des personnes âgées dépendantes) » où il atteint 12,10%. « C’est quelque chose de répandu dans ce type d’établissement, mais nous sommes en train de le maîtriser », a assuré M. Didier. Comparant cet absentéisme à celui de plusieurs grandes villes (17,48% à Montpellier, 12,45% à Aix-en-Provence, 15,83% à Grenoble…), Roger Didier en a déduit que « nous avons des gens au travail, qui sont mobilisés, qui se sentent impliqués ». Le maire de Gap a également détaillé les différentes situations suivies par la cellule psychologique (suivi de personnes ayant des difficultés personnelles, accompagnements au changement, manque de reconnaissance, différends engendrant un mal-être au travail…) : « Cette cellule est à l’écoute et suit ces difficultés. »

Bref, considère Roger Didier, « je ne vois pas pourquoi il y a cette espèce de fourmillement. Je pense que c’est dû à la proximité des élections professionnelles et politiques. »

Maurice Marchetti, adjoint au maire chargé du personnel, et par ailleurs ancien directeur des ressources humaines de l’hôpital, s’est lui aussi félicité que « les choses soient prises en main à la mairie. J’ai d’ailleurs été surpris en prenant mes fonctions des moyens qui sont mis en oeuvre. Personnellement, j’ai cette fibre, et je reçois aussi des gens à la mairie. »

« Vous me dîtes que tout va bien, vous nous rassurez », a répondu Jean-Claude Eyraud. « J’ai fait mon devoir d’alerte. Je ne vous cache pas que je suis très souvent sollicité. Il faut être attentif en permanence. Nous avons des gens qui sont au travail, qui ont une conscience professionnelle, c’est très bien. Pour que le personnel reste mobilisé, il faut éviter de laisser pourrir des situations. Je ne vais pas citer les cas, mais il y en a plusieurs, notamment dans l’encadrement. »

CFE : la base minimum n’augmentera pas en 2015

Le conseil communautaire a fixé à 318€ la base minimum de la CFE (cotisation foncière des entreprises, l’ex-taxe professionnelle). « Nous ne l’augmentons pas, afin de donner un signe aux entreprises », a indiqué le président de l’agglomération, Roger Didier. « Et pour les communes de La Freissinouse et Pelleautier, c’est même une baisse drastique. »

Karine Berger (PS) a souhaité connaître le nombre d’entreprises soumises à ce taux minimum. 2425 entreprises de Gap sont concernées (dont 71 qui réalisent pourtant un chiffre d’affaires de plus de 250.000€), sept à La Freissinouse et deux ou trois à Pelleautier. 600 à 700 entreprises de Gap paient une CFE plus élevée (voire bien plus), la moyenne étant environ de 1000€ pour la totalité des entreprises de la ville. « Ca m’interroge », a glissé Jean-Claude Eyraud. « Ce n’est pas nous qui fixons les règles fiscales, adressez-vous à la dame qui est derrière vous (Karine Berger, NDLR) », lui a rétorqué M. Didier.


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