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Rudy Salles entouré de Chantal Eyméoud, Pascal Lissy et des responsables de l'UDI 05.Rudy Salles entouré de Chantal Eyméoud, Pascal Lissy et des responsables de l'UDI 05.

UDI : Rudy Salles et Chantal Eyméoud militent pour Hervé Morin

Le député des Alpes-Maritimes Rudy Salles est venu à la rencontre des militants de l’UDI (parti qui revendique une centaine de membres dans les Hautes-Alpes), ce jeudi à Gap. Défendant l’existence d’un parti du centre-droit distinct de l’UMP, M. Salles mène campagne en faveur d’Hervé Morin, ancien ministre de la Défense et ancien compagnon de route de François Bayrou, pour prendre la succession de Jean-Louis Borloo à la présidence de l’UDI. Trois autres candidats sont en lice. Hervé Morin a également les faveurs de la présidente départementale de l’UDI, Chantal Eyméoud, maire d’Embrun, qui a accueilli M. Salles à Gap aux côtés de Pascal Lissy et de plusieurs responsables haut-alpins du parti centriste.

Mme Eyméoud en a profité pour évoquer la perspective des prochaines élections départementales de mars 2015 dans lesquelles l’UDI compte bien s’impliquer.

Après avoir salué Chantal Eyméoud, « qui a été courageuse et qui a mené un combat difficile aux législatives de 2012 », Rudy Salles a évidemment évoqué la situation politique nationale : « Le président de la République bat des records d’impopularité. Il mène une politique aux antipodes de ce qu’il avait promis. Aujourd’hui, la France est considérée comme le maillon faible de l’Europe. Et il s’est institué une sorte de cohabitation entre le président de la République et son ennemi intime, Manuel Valls, qui avait fait 6% aux primaires socialistes avec un programme diamétralement opposé. Ils en sont réduits à brandir la menace de dissolution de l’Assemblée nationale pour tenir les députés! »

Le député centriste des Alpes-Maritimes a estimé que l’UDI avait « vocation à réunir la grande famille centriste comme à l’époque de l’UDF. Aujourd’hui, avec plus de 40 sénateurs, l’UDI est le 3e groupe du Sénat et le 2e de la majorité. L’UMP a échoué car elle a voulu être le parti de la droite et du centre. Le message du centre est devenu quasiment inaudible à l’UMP. Il faut que l’UMP devienne un vrai parti de droite. Il y a une volonté dans notre pays d’avoir une force alternative, centrale, de synthèse, et c’est la place de l’UDI. »

Quatre candidats sont en lice pour la présidence de l’UDI : Jean-Christophe Fromantin (député-maire de Neuilly-sur-Seine et « UDI de fraîche date », a glissé M. Salles), Yves Jégo (« qui est passé par le RPR, le MPF et l’UMP avant de rejoindre l’UDI »), Jean-Christophe Lagarde (député-maire de Drancy) et Hervé Morin. « Avec Chantal (Eyméoud), nous avons suivi Hervé Morin », a souligné Rudy Salles. « Nous avons toujours eu un parcours commun. Il a été un bon ministre de la Défense, qui a mené la fermeture de plusieurs régiments dans la concertation. Il est d’une très grande loyauté et son positionnement est clair. »

Les résultats du premier tour seront connus le 15 octobre, les votes devant être parvenus avant le 14 octobre.


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