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CM Gap

Gap : un beau consensus préélectoral

La 40e et dernière séance du conseil municipal de Gap s’est ouverte par quelques échanges très consensuels, à cinq semaines du premier tour des élections municipales. Le maire sortant, Roger Didier, s’est bien gardé d’évoquer sa prochaine candidature, mais a dit son « émotion ». Il a associé l’opposition à sa « satisfaction » et sa « fierté de la mission accomplie ».

Selon le maire, « il y a eu parfois de fortes oppositions, une forme de combat politique, mais c’est synonyme aussi de vitalité de la vie démocratique et de passion. Mis à part quelques exagérations, ces joutes ne sont jamais tombées dans l’outrance. Nous avons montré une belle image des élus locaux. Je tiens personnellement à vous remercier pour la qualité de nos relations ».

Jean-Claude Eyraud (groupe Gauche), seul candidat déclaré au sein du conseil municipal, a remercié le maire pour ses propos, en soulignant que son groupe n’avait « pas été dans l’opposition systématique ». Il l’a meme démontré en détaillant les chiffres : 1554 délibérations ont été soumises au conseil municipal depuis 2008, et le groupe Gauche en a voté 73,9 % alors qu’il ne s’est opposé que dans 10,7 % des cas.

Jean-Pierre Jaubert (PS) a quant à lui évoqué « un moment passionnant » et « des moments heureux », se rappelant notamment d’avoir été présent « à 50/50 » sur l’estrade lors de l’aménagement de la colline de Puymaure auquel il a largement participé. « Nous avons eu une parole un peu caustique parfois pour pousser un peu votre réflexion », a-t-il relevé, citant particulièrement le dossier de l’eau potable. M. Jaubert a aussi prévenu la municipalité sortante que « la rigueur budgétaire ne doit pas se faire au détriment du personnel et du service public ».

Le maire dénonce le « pacte d’austérité » du gouvernement

Le budget principal 2014, d’un montant global d’environ 80 millions d’euros (55 M€ en fonctionnement et 24 M€ en investissement), a été adopté par l’ensemble de la majorité, le groupe Gauche (deux élus) votant contre et le groupe PS-PCF s’abstenant. Au préalable, Roger Didier s’était livré à une charge contre le « pacte d’austérité » du gouvernement, qui va se traduire par une baisse des dotations de 330 000 € pour la ville, sans compter « le risque de voir disparaître la dotation de solidarité urbaine de 500 000 € ». Pour le maire, « c’est toujours plus facile (pour l’Etat) de demander aux autres de faire des efforts que de se les appliquer à soi-même ».

Des critiques vis-à-vis du gouvernement partagées par Jean-Claude Eyraud : « Nous pensons que les choix qui ont été faits ne sont pas les bons car les collectivités locales, dont les budgets doivent être nécessairement équilibrés, font déjà des efforts ». M. Eyraud qui a par ailleurs relevé qu’il faudrait également compter avec le cout de la réforme des rythmes scolaires, qui pourrait etre de « 600 000 à 700 000 € pour la ville ».

Roger Didier a qualifié ce budget de « budget de transition », avec quelques priorités : « Ne pas augmenter les impôts pour la 3e année consécutive, ne pas augmenter les charges courantes et de personnel, et poursuivre le désendettement, qui a été de plus de 13 M€ depuis 2009 ». Pour ce qui est des dépenses d’équipement (10 M€), « le programme ne devrait pas etre remis en cause, quelle que soit l’équipe qui sera en place en avril ». Il s’agit notamment des aménagements de jeux dans les cours d’école, de la rénovation des restaurants scolaires, de la création de la salle d’escalade, de la poursuite du parc Bernard-Givaudan, de la refonte du système de télécommunication de la police municipale, de l’aménagement de la rue Jean-Eymar et de la rue Grenette, la réfection de la salle 2 du gymnase Lafaille et, bien entendu, de la rocade, avec une participation de 2,3 M€ pour la ville de Gap.

Jean-Claude Eyraud s’est principalement ému de la poursuite de « la politique d’austérité » au niveau du personnel municipal : « On a beaucoup de souffrance dans certains services, et c’est inquiétant. La force d’une collectivité, c’est son personnel ».

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