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Pour Jean-Yves Dusserre, l'annonce du nouveau Premier ministre est "un mépris à l'égard des territoire" et une "véritable imposture" (photo Patrick Domeyne/CG 05).Pour Jean-Yves Dusserre, l'annonce du nouveau Premier ministre est "un mépris à l'égard des territoire" et une "véritable imposture" (photo Patrick Domeyne/CG 05).

Fin de la propagande électorale : « Une économie sur le dos de la démocratie »

9 Oct 2014 - 19:44

La suppression de l’envoi postal de la propagande électorale, envisagée par le gouvernement pour les échéances de 2015, indigne le président (UMP) du Conseil général et nouveau sénateur des Hautes-Alpes, Jean-Yves Dusserre. «On veut faire des économies sur le dos de la démocratie, dénonce M. Dusserre dans un communiqué. Non seulement cela pourrait renforcer l’abstention mais aussi contribuer à mettre un peu plus de distance entre les candidats et l’électeur. En revanche, le gouvernement ne nous dit pas le coût réel de la mise en place de cette mesure et sa maintenance, visant soi-disant à faire des économies.»

Dans le cadre de la préparation du projet de loi de finances pour 2015, le Premier ministre Manuel Valls envisage de supprimer l’envoi postal de propagande électorale afin de réaliser des économies. Les professions de foi des différents candidats seraient consultables sur un site internet officiel.

Pour Jean-Yves Dusserre, «ce projet est un nouveau coup porté aux collectivités territoriales et un obstacle supplémentaire pour éloigner les Français de scrutins pourtant majeurs pour l’avenir de nos territoires ». Le président du Conseil général souligne que ce projet est « inopportun » au regard du contexte, puisque ce scrutin départemental sera marqué par le nouveau découpage des cantons (dont le nombre passe de 30 à 15), l’apparition des binômes homme-femme, les changements de plusieurs bureaux de vote à Gap et Briançon… « Toute réforme doit être préparée, anticipée et elle doit aussi tenir compte de l’inégalité des territoires, pour l’accès à l’internet. On ne peut pas inciter nos concitoyens, y compris les anciens, à utiliser les nouvelles technologies, si certains d’entre eux n’y ont pas accès», considère M. Dusserre.


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