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Le Parti des Hautes-Alpes

Les élections départementales, baptême du feu pour le nouveau Parti des Hautes-Alpes

Le Parti des Hautes-Alpes a vu le jour le 25 septembre dernier. A sa tête, l’ex-président du club des Rapaces de Gap, Georges Obninsky, qui a co-fondé le mouvement avec Brigitte Mundubeltz, Christophe Peyre, Aline Blanchard et Patrick Paris. « Le club des cinq », plaisantent-ils. Ce jeudi, au Senza à Gap, ils ont expliqué en quoi consistait leur démarche et en quoi leur parti politique différait des autres.

« Il ne faut pas voter
pour le moins pire,
mais par conviction »

Au départ, ils formaient un petit groupe de réflexion sur la politique à mener dans les Hautes-Alpes. Et puis la défiance actuelle de la population vis-à-vis de la politique, cette « impression de ne plus être représentés », les ont poussés à lancer ce parti local pour lequel « on s’engage sur le long terme ». « Ce que l’on a créé, un parti non relié à un état-major parisien, n’existe pas en France », affirme Brigitte Mundubeltz. « Notre marque de fabrique, c’est d’être au-delà des partis. Nous sommes Haut-Alpins avant tout, concernés par les problèmes de développement et d’attractivité de notre territoire, la solitude des personnes âgées et des jeunes aussi. A cette époque, je rêvais de fonder une famille, d’avoir une maison… Aujourd’hui, les jeunes sont loin de ça : ils se demandent qui se portera caution pour leur appartement, s’ils ne vont pas être obligés de retourner vivre chez leurs parents car ils ne peuvent pas se payer un logement », se désole Georges Obninsky.

« Les codes ont changé. Il faut sortir des partis traditionnels, tenus par des appareils, eux-mêmes dépassés », fait observer Christophe Peyre, ex-candidat du PRG aux élections cantonales contre Roger Didier. « L’offre existante n’est pas satisfaisante. Notre différence majeure d’avec les autres : aucun de nous ne vivra de la politique. »

Aucune alliance possible avec les autres partis

Le groupe vise en particulier les « 50% de la population qui ne vont pas voter ». « On va aller les chercher avec les dents car leur parole doit compter », martèle Brigitte Munudubeltz. « On fera de la politique participative, promet l’ex-président des Rapaces. Il ne faut pas voter pour le moins pire, mais par conviction. »

Pour l’heure, le Parti des Hautes-Alpes vise à se faire connaître, puis à fédérer la population. « On va organiser des groupes de travail dans différentes communes et sur différents thèmes. Le programme viendra en temps voulu ; on y réfléchit depuis plusieurs semaines » En ligne de mire, les prochaines élections départementales. « On souhaite être présents de partout, là où on sera utiles. On a déjà des vues sur certains cantons et on a déjà été approchés par des élus », confirme Georges Obninsky.

Quid des éventuelles alliances avec les autres partis ? Inimaginable pour eux. « On ne veut pas rentrer dans ce jeu-là, car la base de notre politique, c’est le contraire. On n’aurait pas de figure si on le faisait », répond le président du Parti des Hautes-Alpes.

Le Parti des Hautes-Alpes compte une vingtaine de membres. Les personnes qui souhaitent adhérer au mouvement peuvent contacter le parti de diverses manières : lepartideshautesalpes@gmail.com ; contact@lpha.fr ; contact@lepartideshautesalpes.fr. Le mouvement a aussi une page Facebook.


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