Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
Tafta

L’Argentière-la-Bessée : manifestation ce samedi contre le Tafta

De nombreux rassemblements sont organisés ce samedi à l’appel de nombreux mouvements sociaux, paysans, d’associations environnementales, de collectifs citoyens, de syndicats et de partis politiques, pour dénoncer les accords de libre-échange négociés par l’Union européenne. Dans les Hautes-Alpes, le collectif « Stop TAFTA 05 » appelle à une manifestation devant la mairie de L’Argentière-la-Bessée, ce samedi à 10h30. Le collectif a demandé à être reçu par le député-maire, Joël Giraud. Rappelons que ce dernier avait fait adopter une motion hostile aux accords Tafta par son conseil municipal.

Le rassemblement se veut festif avec jazz manouche, chansons, et à midi pique-nique partagé sous la grande horloge.

« TAFTA, CETA, TiSA, ces sigles désignent des accords de libre-échange et d’investissement négociés dans le plus grand secret », estime le collectif dans un communiqué. « S’ils sont adoptés, ils consacreront la domination des multinationales sur nos sociétés, au détriment des citoyens et de la démocratie. Si elles s’estiment lésées, les multinationales pourront poursuivre les États devant des tribunaux privés d’arbitrage, hors de tout contrôle démocratique. »

La Ville de Gap adopte une motion anti-Tafta

Le conseil municipal de Gap, réuni ce vendredi soir, a adopté une motion contre les négociations en cours pour des accords de libre-échange transatlantique, mais par sept voix seulement. La majorité municipale s’est abstenue, et Karine Berger n’a pas pris part au vote. Cette motion était soumise au conseil municipal de façon commune par les trois groupes de l’opposition (Gauche-Tous capables, PS-PCF et Guy Blanc), qui dénoncent des « négociations menées dans le plus grand secret », comme l’a déclaré Jean-Claude Eyraud. Elle déclare la ville de Gap « hors zone TAFTA ».

Le maire, Roger Didier, a justifié l’abstention de la majorité municipale par le fait que cette question « dépasse de très loin les compétences du conseil municipal de Gap ». Tout en relevant que « le fait de tenir secrètes ces négociations suscite un émoi parmi la population », M. Didier a souligné que c’était là un fait habituel en matière de négociations diplomatiques et que les groupes politiques au Parlement européen étaient partagés à ce sujet, même si les principaux « approuvent ces négociations ». Par ailleurs, le maire a considéré qu’il n’était « pas possible pour une collectivité de se déclarer hors zone Tafta », ainsi que le préfet l’avait estimé dans un courrier adressé le 7 juillet dernier à l’ensemble des maires des Hautes-Alpes.

« Il y a un fait, c’est la négociation avec le Canada qui privait les Etats européens d’une prise sur un certain nombre de décisions », a répliqué Bernard Jaussaud (PS). « On atteint là les limites de la démocratie européenne à mon sens. » De son côté, Jean-Claude Eyraud (Gauche-Tous capables) s’est interrogé sur « la volonté du préfet dans cette affaire », en estimant qu’il était probablement intervenu « sur instruction. D’ailleurs, quand j’apprends que Mme Berger considère aussi que cette motion ne peut pas être votée, je comprends bien que le gouvernement s’est rangé du côté de ces accords. »


+ Sur le même sujet...