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Manuel Valls Anem

Montagne : les principales annonces de Manuel Valls au congrès de l’Anem

19 Oct 2014 - 22:37

Au cours du 30e Congrès de l’Association nationale des élus de la montagne (Anem) organisé ces 16 et 17 octobre à Chambéry, le Premier ministre Manuel Valls a notamment évoqué l’avenir des conseils départementaux (actuels conseils généraux) et la question du loup.

Ainsi qu’il s’y est engagé auprès du président du PRG, qui en avait fait un possible casus belli, le Premier ministre a annoncé le maintien des conseils départementaux dans plus de la moitié des cas. M. Valls a distingué trois scénarios : les départements dotés d’une métropole, comme à Lyon, où la fusion pourrait être retenue ; les départements qui comptent «des intercommunalités fortes», où il sera possible d’envisager une fédération d’intercommunalités ; les départements, notamment ruraux, « où les communautés de communes n’atteignent pas la masse critique » et où « le conseil départemental sera maintenu ».

En revanche, les compétences des conseils départementaux seront « clarifiées ». Dans une lettre adressée au président national du PRG, et communiquée par le député Joël Giraud, Manuel Valls précise ainsi que la compétence du développement économique reviendra bien aux régions, mais que les conseils départementaux conserveront leurs compétences de proximité (assistance technique et aide aux communes, solidarités sociales et territoriales…). Le Premier ministre détaillera ses orientations dans un discours qu’il prononcera le mardi 28 octobre devant le Sénat.

A Chambéry, Manuel Valls est également revenu sur le seuil minimal de 20.000 habitants pour les intercommunalités. Il a suggéré de «combiner le nouveau seuil avec des critères de nombre de communes ou de densité démographique», rappelant qu’il a proposé de «donner aux commissions départementales et aux préfets un pouvoir de modulation du seuil».

Loup : « La détresse des éleveurs
doit être prise en compte »,
souligne Manuel Valls

Au sujet du loup, M. Valls a reconnu qu’il «pose un problème majeur» et que «la détresse des éleveurs, et le mot est faible, qui sont victimes du loup et des prédateurs, doit être prise en compte». Le Premier ministre a précisé que les décrets d’application de la loi sur l’avenir de l’agriculture devront faciliter le travail des préfets. «Il ne s’agit pas de mettre en cause ces loups par principe. Il ne faut pas de démagogie et il ne faut pas opposer encore une fois l’environnement, l’écologie et la réalité économique. Et moi, je veux qu’on pense d’abord à ces éleveurs qui souffrent et qui travaillent dur.»

Le Premier ministre a par ailleurs répondu positivement à la demande du nouveau président de l’Anem, Laurent Wauquiez, député-maire du Puy-en-Velay (la nouvelle secrétaire générale est la députée du Sud-Isère, Marie-Noëlle Battistel), qui a souhaité la convocation du Conseil national de la montagne pour préparer une nouvelle loi Montagne.

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, qui était présent aux côtés de Manuel Valls, a quant à lui notamment évoqué la directive Nitrates, qui inquiète les agriculteurs, en particulier en montagne. Le ministre a confirmé que les charges découlant de la mise en oeuvre de cette directive ne doivent pas être supportées par les éleveurs.

De son côté, le député Joël Giraud se félicite que le Premier ministre ait annoncé que le dossier du calendrier des vacances scolaires soit rouvert. Une délégation du Conseil national de la montagne sera reçue prochainement au ministère de l’Education nationale.

La députée Karine Berger souligne pour sa part une autre annonce de M. Valls, qui pourrait se révéler intéressante en ces temps de disette budgétaire : le calcul de la future DGF (dotation globale de fonctionnement) tiendra compte de la spécificité montagne et des actions engagées par ses collectivités.


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