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Conseil général 271014(3)

Conseil général : l’opposition dénonce la perspective d’une hausse d’impôts

Gérard Fromm
Gérard Fromm : « On risque de se prendre un joli coup de patte en 2016. »

Le Département n’augmentera pas ses impôts locaux directs en 2015, année de son renouvellement, mais est-ce pour mieux le faire en 2016 ? C’est le sentiment de Gérard Fromm (PS), qui considère qu’elle est inéluctable au regard des orientations budgétaires présentées par la majorité. « Vous me faites penser à Raminagrobis », a-t-il lancé à l’adresse du président Jean-Yves Dusserre. « Ce chat qui paraît plaisant dans un premier temps, donne un coup de patte quand la souris approche. Vous nous avez donné un coup de patte de 30% il y a six ans. On risque de s’en prendre un autre joli en 2016. »

Jean-Yves Dusserre et son vice-président aux Finances, Patrick Ricou, se sont contentés de confirmer qu’il n’y aurait pas d’augmentation des impôts en 2015. Ils ont détaillé la chute des recettes de 4,8 millions d’euros attendue en 2015. « Je suis conscient qu’il faut faire des économies », a indiqué M. Dusserre. « Ce qui me pose problème, c’est que l’Etat nous impose des dépenses obligatoires et des normes supplémentaires, et nous dit de nous débrouiller. Il faut avoir le courage de dire quels sont les services publics qu’on maintient, quels sont ceux qu’on met à un niveau moindre. » M. Ricou a souligné que « nous maîtrisons nos dépenses de fonctionnement : elles étaient de 153,2 M€ en 2012, de 152,5 M€ en 2013 et elles seront de 152,4 M€ en 2014 ».

Patrick Ricou a annoncé que le recours à l'emprunt augmenterait en 2016.
Patrick Ricou a annoncé que le recours à l’emprunt augmenterait en 2016.

Pour le budget 2015, qui sera voté fin janvier, Patrick Ricou a confirmé que les objectifs de la majorité départementale étaient de ne pas augmenter les taux d’imposition directe en 2015 et d’atteindre une capacité d’autofinancement de 16 M€. Le Département prévoit de recourir davantage à l’emprunt « à un niveau maximal de 24 M€ » (sachant que 15 M€ ont été empruntés en 2014, alors que 20 M€ étaient initialement inscrits au budget primitif), ce qui porterait l’encours de la dette à 181 M€ au 31 décembre 2015. « Cela représente onze ans de remboursement avec la capacité d’autofinancement de 2015 », a expliqué le vice-président chargé des Finances. « Dix ans de remboursement, c’est déjà gravissime ; onze ans, c’est catastrophique », a rétorqué M. Fromm. « On est vraiment dans le rouge. On est dans le mensonge et la dissimulation. »

« Vous faites de l’amalgame, ce qui n’est pas de nature à clarifier le débat », a dénoncé M. Dusserre. « Nous avons des capacités d’anticipation, mais nous ne lisons pas dans le marc de café. »

 


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