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Guérison ND du Laus

EXCLUSIF / Notre-Dame du Laus : une guérison inexpliquée soumise au Vatican

Jusqu'à présent, aucune guérison miraculeuse n'avait été reconnue par l'Eglise à Notre-Dame du Laus.
Jusqu’à présent, aucune guérison miraculeuse n’avait été reconnue par l’Eglise à Notre-Dame du Laus, même si ce tableau illustrant la vie de Benoîte Rencurel évoque des guérisons.

Le père Ludovic Frère, recteur de Notre-Dame du Laus et vicaire général du diocèse de Gap et d’Embrun, a révélé, ce dimanche, à la fin de l’office, que le sanctuaire avait présenté au Vatican un dossier de guérison susceptible d’être inexpliquée. Cette guérison s’est produite en 2011. Une personne demeurant dans le Var et présentant de douloureux problèmes de mâchoire depuis 20 ans n’a plus ressenti de souffrances à la suite d’un pèlerinage à Notre-Dame du Laus.

Le sanctuaire haut-alpin présente cette guérison comme « suffisamment intéressante pour être envisagée comme inexpliquée ». Une enquête va débuter pour établir le caractère inexpliqué, puis éventuellement miraculeux de cette guérison. C’est un élément capital dans le procès en béatification de Benoîte Rencurel, la bergère du Laus à laquelle la Vierge serait apparue à partir de 1664, car la reconnaissance d’une guérison miraculeuse est un préalable indispensable.

Il va revenir au diocèse de Fréjus-Toulon, où vit la personne guérie, et à la Congrégation pour les causes des saints, à Rome, d’enquêter sur cette guérison. Un tribunal diocésain va être constitué par Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, afin d’étudier le dossier transmis par le sanctuaire du Laus, et transmettre son avis à Rome. La guérison sera alors examinée par le bureau médical de la Congrégation pour les causes des saints, qui rendra un avis médical. Puis, le cas échéant, il reviendra à la commission théologique de la Congrégation de se prononcer sur le rôle qu’a pu jouer Benoîte dans cette guérison par le biais de sa prière.

La procédure pourrait aboutir d’ici un an. C’est en tout cas l’espoir du recteur de Notre-Dame du Laus en cette année du jubilé, où le sanctuaire va célébrer les 350 ans des premières apparitions, à partir du 1er mai prochain.

En février 2011, lors d’un voyage à Rome de Mgr di Falco Léandri, évêque de Gap et d’Embrun, et du père Frère, la Congrégation pour les causes des saints avait ainsi souligné « la qualité du dossier » (de béatification) et confirmé qu’il ne restait « plus qu’une étape à franchir : la reconnaissance d’une guérison inexpliquée obtenue miraculeusement par l’intercession de Benoîte ».

« Dans sa grande prudence – qui est toute sagesse – l’Eglise enquête pour qu’un tel miracle réponde à certains critères, très exigeants, tels que l’assurance de la non-interaction avec un traitement médical, l’immédiateté de la guérison, ainsi que son caractère total et définitif », explique le recteur du sanctuaire dans un texte évoquant le procès en béatification.

Le père Frère a également annoncé la venue du Nonce apostolique en France, le 1er mai prochain au sanctuaire. Mgr Luigi Ventura, représentant le pape François en France, présidera le lancement du jubilé célébrant les 350 ans des premières apparitions mariales. « Le Laus n’a pas fini de rayonner », se réjouit Jean-Michel Arnaud, premier vice-président du conseil général, qui participait à cette messe.

Ce n’est peut-être pas un hasard si c’est le préfet de la congrégation pour les causes des saints, le Cardinal Angelo Amato, qui présidera la clôture du jubilé de Notre-Dame du Laus le 1er mai 2015.

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