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Déneigement

Cet hiver, les routes seront raclées, mais beaucoup moins salées

Les services de l’Etat, du Conseil général et d’Escota ont présenté, ce mercredi matin, leur plan de viabilité hivernale. Il en ressort que le recours au salage sera diminué cet hiver sur les routes des Hautes-Alpes.

Gilles Delabelle, chef du district des Alpes du Sud de la Dirmed, un représentant d'Escota, Astrid Jeffrault-Dupuis, directrice de cabinet du préfet, et Marcl Cannat, vice-président du Conseil général, ont présenté le détail du plan de viabilité hivernale sur les routes et autoroute des Hautes-Alpes.
Gilles Delabelle, chef du district des Alpes du Sud de la Dirmed, un représentant d’Escota, Astrid Jeffrault-Dupuis, directrice de cabinet du préfet, et Marcel Cannat, vice-président du Conseil général, ont présenté le détail du plan de viabilité hivernale sur les routes et autoroute des Hautes-Alpes.

« L’un des principaux reproches faits aux gestionnaires des routes est de n’avoir pas salé à temps, ou assez, ou correctement », observe la DirMed (Direction interdépartementale des routes Méditerranée). « Or le sel n’a pas l’aptitude à faire fondre la neige, ni pendant qu’elle tombe, ni après en couche sur la chaussée. » Le Département met également en avant les risques environnementaux du sel (faune, flore, nappes phréatiques), mais aussi l’impact sur les chaussées et le coût de ce traitement, les prix du sel ayant augmenté de plus de 20% en 2012. « C’est pourquoi le Conseil général a décidé d’agir pour réduire de manière significative la consommation de sel de déneigement », indique le vice-président chargé des routes, Marcel Cannat. « Une expérimentation sera faite en abandonnant le déneigement au noir systématiquement au profit du raclage en estimant que rouler sur une route blanche en montagne n’a rien d’anormal durant l’hiver. Le salage sera reporté en fin d’épisode neigeux. Le traitement par gravillonnage de certains tronçons sera expérimenté sur des routes qui s’y prêtent. »

L’hiver dernier, la consommation de sel a déjà été sérieusement réduite par le Conseil général, passant de 7700 tonnes à 5600 tonnes, soit une dépense de 469.000€. Au total, le déneigement des routes départementales a coûté 5 millions d’euros l’hiver dernier, mobilisant 265 agents, 140 déneigeurs volontaires et quelque 85 engins.

S’agissant des niveaux de service pour la viabilité hivernale des routes départementales, les priorités sont accordées aux grands axes routiers économiques entre 6h et 20h, aux accès aux stations de 6h à 21h (23h les jours de grandes migrations et pendant les vacances scolaires), au réseau périurbain de 6h à 9h, de 12h à 14h et de 17h à 21h les jours de semaine, puis au réseau de désenclavement du milieu rural (dans un délai de 4 heures entre 6h et 20h) et au réseau secondaire (de 6h à 20h).

Pour les routes nationales du département, où le trafic est inférieur à 30.000 véhicules par jour (voire 10.000), et pour une chute de neige « courante », l’engagement de la DirMed est de revenir à des conditions de circulation « s’approchant de la normale » entre 4 et 6 heures après la fin du phénomène mais uniquement de jour (6h – 21h).

Enfin, Escota mobilise huit engins et stocke 600 tonnes de sel et 28.000 litres de saumure à La Saulce. Au total, 21 ouvriers sont d’astreinte en période hivernale pour assurer la viabilité de l’ensemble de l’A 51.

(Photo d’illustration : Patrick Domeyne/CG 05)


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