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Marine Delon (1)

Marine Delon (Gap) va disputer le Monte-Carlo avec la vice-championne de France

10 Déc 2014 - 10:51

Ce devrait être l’un des rares équipages entièrement féminins du rallye Monte-Carlo : la Haut-Alpine Marine Delon en copilote au côté de Charlotte Dalmasso au volant d’une 208 R2, voire une DS3 R3. La pilote, originaire d’Opio (Alpes-Maritimes), est vice-championne de France, après avoir été championne de France en 2013. Marine Delon, commerçante à Gap, pratique quant à elle le rallye depuis 2009 en tant que copilote.

Charlotte Dalmasso Marine Delon (3)Agée de 23 ans, Marine Delon a le souvenir d’avoir suivi des spéciales du Monte-Carl’ alors qu’elle était enfant, au côté de son père. « C’est pour moi un peu irréel de le faire en 2015 ! » avoue-t-elle. C’est en 2009 que cette jeune femme a franchi le pas en disputant le Gap Racing. Et elle s’est prise de passion pour le sport auto, transmise par son compagnon, Christophe Mallet, lui aussi copilote et issu d’une famille de coureurs. Après s’être engagée essentiellement sur des rallyes de coupe de France en 2010, elle a ensuite disputé le championnat de France junior en étant la copilote du Vauclusien Florian Bernardi sur Twingo R1, puis avec le Savoyard Johann Notargiacomo. En 2013, elle a disputé avec ce dernier la coupe Peugeot. Cette année, elle a disputé huit épreuves du championnat de France avec Johann Notargiacomo (quatre manches sur asphalte et quatre sur terre), ainsi que le Gap-Racing. Elle a également pris le volant à deux reprises, à Vaison et Sarrians, « juste pour m’amuser ». « J’ai beaucoup appris cette saison en côtoyant des gens qui ont fait le championnat d’Europe, voire le championnat du monde », indique Marine Delon.

Pour une copilote, « le travail, c’est surtout avant le rallye », souligne-t-elle. « Il y a la prise de notes bien sûr, l’échange avec le pilote sur ce qu’on a remarqué lors des reconnaissances mais aussi les engagements. Il faut être organisée, méticuleuse, concentrée… » S’agissant du Monte-Carlo, « je pars du principe que c’est un rallye comme les autres, avec des spéciales plus longues », assure Marine Delon. « Ca demande davantage de préparation. »

« L’adrénaline dont on a besoin »

Le duo Charlotte Dalmasso-Marine Delon est en train de boucler son budget pour s’engager. « C’est en très bonne voie », indique la Gapençaise. « Nous allons vraiment jouer le jeu pour nos partenaires car, pour nous, c’est une aventure partagée, que ce soit avec eux, avec notre assistance, notre famille, nos amis… »

Le rallye, « c’est une manière pour moi de m’échapper du quotidien, de me vider la tête », avoue-t-elle. « J’étais dans un baquet il y a quelques jours au rallye du Var et je languis déjà d’y retourner ! » Bien sûr, ce n’est pas un sport sans risque. « Sur le Gap Racing, une fois, notre voiture s’est retournée sur le toit, à Valserres », se souvient-elle. « On était cernés par les arbres, on ne pouvait pas sortir et l’essence coulait. Ca a duré quelques minutes mais c’était très long… Ce sont des spectateurs qui nous ont sortis et qui ont aussi eu peur. Les risques, ça fait partie de cette passion, de l’adrénaline dont on a besoin. »

Pour soutenir Marine Delon et Charlotte Dalmasso, vous pouvez consulter la page Facebook de Marine ou la contacter par courriel (marine.delon@live.fr). Site web : charlottedalmasso.com.


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