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maison médicale de garde

Le Gapençais « à l’avant-garde » avec sa maison médicale de garde adossée à l’hôpital

19 Déc 2014 - 15:58
La nouvelle maison médicale de garde a été inaugurée ce vendredi matin par le directeur de l'hôpital, le président de la MMGG, le chef de pôle des urgences, quelques médecins libéraux, le préfet, un représentant de l'ARS et les élus.
La nouvelle maison médicale de garde a été inaugurée ce vendredi matin par le directeur de l’hôpital, le président de la MMGG, le chef de pôle des urgences, quelques médecins libéraux, le préfet, un représentant de l’ARS et les élus.

La maison médicale de garde du Gapençais (MMGG) a intégré ses locaux définitifs, accolés au centre hospitalier, le 1er novembre dernier, mais elle n’a été inaugurée que ce vendredi matin.

Créée le 7 juillet 2001, produit de la fusion des secteurs de garde de Gap, Chorges et Tallard, elle s’est d’abord installée avenue Commandant-Dumont, puis dans un Algeco de l’Adret, avant d’être transférée provisoirement rue Maurice-Garnier. « Ce projet s’est enfin concrétisé au bout de 13 ans », s’est réjoui le président de la maison médicale, le Dr Simon Filippi. L’hôpital, en chantier depuis plusieurs années, a pu intégrer ce service de garde dans son tout nouveau bâtiment de gérontologie et de dialyse. Et son transfert a été effectué en moins de 15 jours.

Cet emplacement va faciliter le protocole de soins pour les patients qui, selon la gravité de leur pathologie, seront orientés vers le médecin de garde de la maison médicale ou les urgences toutes proches, comme l’a rappelé Richard Dalmasso, directeur du Chicas (centre hospitalier). Désormais, une infirmière accueille les patients avant qu’ils ne rencontrent le médecin.

L'une des salles de consultation.
L’une des salles de consultation.

A l’époque de sa création, cette structure était la première du genre en France ; il y en a aujourd’hui 400. Elle a permis à la fois de réorganiser la permanence de soins, d’en réguler l’accès, de donner une respiration aux médecins qui ne sont plus obligés de travailler de 8 h à 20 h. « C’est une structure identifiée et sécurisée qui encourage l’adhésion des médecins. D’ailleurs, de nombreux jeunes confrères y participent de manière volontaire », a indiqué le Dr Filippi. « C’est aussi rassurant pour la population du bassin gapençais qui a accès à la médecine 24 heures/24 », a ajouté le préfet Pierre Besnard.

Aujourd’hui, la maison médicale regroupe 45 médecins du bassin gapençais. Elle accueille entre 12.000 et 14.000 patients chaque année dont 15 à 20% de touristes ou personnes résidant en dehors de la zone de garde couverte (Gap, Chorges, La Bâtie-Neuve, Tallard-Barcillonnette).

Pour le Dr Filippi, « la médecine de demain se fera sous la forme de coopération

La salle d'attente.
La salle d’attente.

et de mutualisation ». « Vous préfigurez la future loi de santé publique avec les réseaux coordonnés de soins. Vous êtes à l’avant-garde et inspirerez sans doute le reste de la France », a estimé Jérôme Vieuxtemps, délégué territorial de l’Agence régionale de santé. Le préfet souhaiterait, pour commencer, que des structures de santé de ce département suivent cet exemple de mutualisation des moyens et de coopération. « Le dernier chantier ici, c’est l’amélioration des relations interservices. On est en retard pour de mauvaises raisons, des raisons clochemerlesques », a-t-il lancé.

En pratique

La maison médicale de garde se trouve dans le bâtiment D du Chicas dont l’accès se fait par l’allée du Souvenir-Français. Un parking d’une quinzaine de places est mis à la disposition des patients. Elle est ouverte tous les jours, sans rendez-vous : la semaine de 14 h à minuit, de 12 h à minuit le samedi, et de 8 h à minuit le dimanche et les jours fériés.


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