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Européennes : comment la 4e place est revenue à une Haut-Alpine d’origine corse

Tout en félicitant Valérie Rossi (PRG) pour sa désignation à la 4e place sur la liste de Vincent Peillon (PS) aux élections européennes dans le grand Sud-Est, la fédération PS des Hautes-Alpes indiquait dans un communiqué, ce mardi, « regretter que cette place soit attribuée au PRG et non au PS ». Ces regrets étaient bien entendu tout sauf sibyllins. Tout comme la discrétion qui entourait la désignation du maire de Puy-Sanières.

Cette désignation résulte en effet de plusieurs semaines de pressions du PRG sur le PS, au niveau national, à cause des élections municipales… à Bastia. Le 8 décembre dernier, Emmanuelle de Gentili, première secrétaire du PS de Haute-Corse et adjointe au maire sortant (PRG) de Bastia, avait annoncé avoir été désignée pour occuper la 4e place sur la liste de Vincent Peillon aux européennes. Sauf que, le 14 décembre, Mme de Gentili dévoilait qu’elle se présentait sur la liste d’un dissident, François Tatti, aux municipales à Bastia contre le sortant, Jean Zuccarelli, figure historique du PRG et ancien ministre.

Un ultimatum a été posé à Emmanuelle de Gentili, sommée de choisir entre cette candidature dissidente aux municipales et sa présence aux européennes. Elle a opté pour Bastia. Le PRG a donc obtenu la 4e place sur la liste des européennes, tandis que le PS décidait de ne soutenir aucune des deux listes de gauche concurrentes aux municipales à Bastia…

Et le choix du PRG s’est certes porté sur une élue des Hautes-Alpes pour les européennes, mais Valérie Rossi a de solides racines corses. Elle revendique désormais le nom de Rossi Poli pour mieux le souligner.


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