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Briançon : en état d’ivresse, il avait abandonné le corbillard au milieu de la route

Un ancien employé des pompes funèbres de Briançon, licencié à la suite des faits, a été condamné, ce jeudi matin, à six mois d’emprisonnement avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve et à l’annulation de son permis pour conduite en état d’ivresse manifeste alors qu’il était au volant d’un fourgon funéraire.

Les faits remontent au 6 juillet 2013. Le prévenu, un homme de 32 ans, est bloqué par les gendarmes à Bourg-d’Oisans en raison du passage d’une course cycliste. Les militaires remarquent alors l’haleine chargée d’alcool du conducteur puis une canette de bière, qu’il maintient entre ses jambes… Ils lui demandent de ne pas bouger, en attendant le passage des cyclistes. Lorsque les gendarmes reviennent vers le corbillard, le chauffeur a disparu, abandonnant les clés et un cercueil scellé à l’arrière du véhicule… Ce n’est que deux heures plus tard qu’il se présentera à la gendarmerie, en prétextant avoir dû soulager un besoin pressant !

Depuis, ce trentenaire du Briançonnais a été licencié par son employeur et a suivi une cure de désintoxication alcoolique. Car le problème n’était pas nouveau. Il reconnaît avoir une addiction à l’alcool depuis l’adolescence et y attribue sa rupture avec la mère de son enfant de 3 ans. En 2008, il avait déjà été condamné pour conduite sous l’emprise de l’alcool.

Au-delà d’une « impression de film de série B avec ce fourgon funéraire abandonné au milieu de la route », le procureur de la République Raphaël Balland juge ces « faits un peu inquiétants ». Etant donné « la dynamique de soins » dans laquelle s’est engagé le prévenu depuis six mois, le ministère public propose un sursis avec mise à l’épreuve « pour lui donner une nouvelle chance. Mais il n’y en aura pas de troisième ».

La défense abonde dans ce sens : « La première sanction, ça a été la perte de son emploi, qu’il occupait depuis cinq ans. Il a un vrai problème mais il a réagi en suivant une cure ».

La présidente du tribunal correctionnel, Christine Piccinin, condamne le prévenu à six mois d’emprisonnement avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve, et à l’annulation de son permis, avec un délai de six mois avant qu’il puisse le passer à nouveau.

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