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(Maquette Atelier Philippe Madec)(Maquette Atelier Philippe Madec)

Le diocèse recrute un spécialiste du marketing pour financer l’église du Laus

Le diocèse de Gap et d’Embrun vient de recruter un spécialiste du marketing. L’une de ses missions consistera à développer le mécénat en vue de la réalisation de la nouvelle église en projet à Notre-Dame du Laus. Cette église, conçue par l’architecte Philippe Madec, sera modulable et pourra accueillir de 650 à 2500 fidèles. Et le projet englobe aussi la réalisation d’un auditorium et l’extension de l’hôtellerie.

Juriste de formation, Konrad Jamojski est un spécialiste du marketing. L'une de ses missions est d'identifier des donateurs potentiels pour pouvoir lancer les travaux de la future église du Laus.
Juriste de formation, Konrad Zamojski est un spécialiste du marketing. L’une de ses missions est d’identifier des donateurs potentiels pour pouvoir lancer les travaux de la future église du Laus.

Juriste de formation (DESS en droit international et communautaire), Konrad Zamojski, originaire de Varsovie, est l’homme qui a été choisi par Mgr di Falco Léandri. Il faut dire que, depuis 2000, ce jeune Polonais, qui a vécu huit ans à Paris, enchaîne les missions, que ce soit au niveau commercial, dans le marketing ou le développement. Il a notamment été un précurseur dans le domaine du marketing direct électronique en 2003 à Paris, en initiant des campagnes d’e-mailing groupées pour le compte d’entreprises qui visaient la même clientèle.

Sa mission à Gap comporte trois aspects : les ressources financières du diocèse (il assure ainsi le suivi du Denier de l’église et des effets de la campagne choc qui vient d’être lancée) ; le mécénat pour la future église du Laus ; la communication et le marketing.

« L’objectif ambitieux serait de commencer les travaux dans un an »

Pour Notre-Dame du Laus, « on me demande d’avoir beaucoup d’idées et d’initiative », explique Konrad Zamojski. « Pour qu’un projet d’une telle envergure réussisse, il faut deux sortes de donateurs, qui sont autant importants les uns que les autres. Il y a d’un côté les grands donateurs, qui peuvent contribuer à des piqûres financières importantes. Et puis, il y a les donateurs plus modestes, mais qui, par leur masse, peuvent participer d’une manière déterminante. Il faut qu’il y ait du dynamisme des deux côtés. »

Cette année du jubilé des 350 ans des premières apparitions au Laus, qui débutera le 1er mai sous la présidence du Nonce apostolique en France, sera bien sûr mise à profit. Et, pour Konrad Zamojski, toutes les initiatives doivent être l’occasion de mobiliser les donateurs potentiels. Il en est ainsi de la récente mise en place d’un chemin de croix lumineux le long de la route montant jusqu’au Laus, et dont chaque station est équipée d’un QR code permettant de retrouver une explication sur son smartphone. « Ce n’est peut-être pas le premier au monde mais je n’en connais pas d’autre », avoue le nouveau chargé de mission du diocèse. Ou encore de visites guidées par le recteur de Notre-Dame du Laus, qui seront organisée en saison et qui s’achèveront par la découverte de la maquette de la future église.

« Nous allons initier une campagne d’identification de donateurs potentiels au niveau national et international », annonce Konrad Zamojski. « Il peut y avoir des gens un peu éloignés de l’Eglise qui peuvent être intéressés par la démarche. Ce n’est pas seulement une église que nous allons construire. »

Quant au calendrier, « l’objectif très ambitieux, ce serait de pouvoir commencer les travaux dans un an », estime M. Zamojski. « Ca nécessite une levée de fonds importante. En tout cas, le but est de passer le plus rapidement possible du rêve à la réalité. De ne plus parler de maquette mais de travaux et de chantier. »

Financez un tavaillon, un arbalétrier ou une poutre

Le diocèse de Gap et d’Embrun a édité un dépliant pour la collecte de fonds destinée à bâtir la nouvelle église de Notre-Dame du Laus. Le document précise que les dons seront affectés en priorité à la charpente et à la couverture de l’édifice, qui seront entièrement réalisées en bois.
Les donateurs sont ainsi invités à financer les 82 000 tavaillons (50 € l’unité), 1 200 clavettes (100 €), 1 200 liernes (300 €), 600 arbalétriers (500 €) ou les 22 poutres principales (5000 € pièce), étant précisé que 66 % du don sont déductibles de l’impôt sur le revenu. Ils peuvent aussi demander à ce que leur nom figure dans la prochaine église.

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