Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
La Caisse d'Epargne a profité de l'occasion pour remettre un chèque de 5000€ à la plateforme d'initiative locale.La Caisse d'Epargne a profité de l'occasion pour remettre un chèque de 5000€ à la plateforme d'initiative locale.

Création ou reprise d’entreprise : paroles de femmes

6 Mar 2014 - 22:03
La Caisse d'Epargne a profité de l'occasion pour remettre un chèque de 5000€ à la plateforme d'initiative locale.
La Caisse d’Epargne a profité de l’occasion pour remettre un chèque de 5000€ à la plateforme d’initiative locale.

« S’il y a un symbole de la passion et de la combativité en entreprise, c’est bien la femme », martèle la députée Karine Berger invitée à évoquer l’entrepreneuriat féminin. A l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, le 8 mars, la Caisse d’Epargne, son institut de microfinance Créasol et la plateforme Initiative Sud Hautes-Alpes ont voulu mettre en lumière les femmes entrepreneurs. Certaines d’entre elles, aidées par ces organismes, ont été conviées à faire part de leur expérience de reprise ou création d’entreprise, ce jeudi soir, sous l’œil de Philippe Lecoyer, président de la plateforme, Fabrice Guilhem, directeur de la Caisse d’Epargne Alpes, et Marie-Jeanne Pastor, présidente de la Société locale d’épargne 05.

Aude Eyrioux  a repris l’ébénisterie L’Edelweiss, à Saint-Julien-en-Champsaur, en 2007. « C’est une entreprise familiale. Mes parents avaient atteint l’âge de la retraite. J’ai voulu la développer afin qu’elle ne s’éteigne pas », témoigne celle qui a pu, grâce à ces aides, créer un showroom plus grand.

Parcours « sans embûche » pour « la petite serveuse de la place Jean-Marcellin pendant 20 ans », Marie-Chantal Persichitti. Sa vie de famille passant avant tout, elle a longtemps refusé de prendre des responsabilités. Mais après son licenciement, elle a finalement sauté le pas, « une fois que (sa) fille a eu 16 ans et après en avoir discuté avec (son) mari ». Marie-Chantal Persichitti a suivi des stages d’anglais, d’hygiène, a passé une validation des acquis de l’expérience avant de reprendre un établissement connu aujourd’hui sous le nom Com@lamaison, bar qui propose aussi de manger sur le pouce des plats faits maison.

Céline Manzoni et Virginie Rolland se sont lancées dans l’hôtellerie haut de gamme en adossant 19 chambres au restaurant Les Olivades, à Gap. « Un gros investissement financier. Ca a été long; on s’est bien battues », estiment-elles.

Aline Taix, qui dirige l’Imprimerie des Alpes, a témoigné en tant que marraine. « J’ai été chef d’entreprise à 21 ans, à la suite du décès de mon père. » Cette expérience lui a donné l’envie d’aider deux jeunes en les parrainant. Car outre l’octroi de prêts d’honneur, Initiative Sud Hautes-Alpes accompagne les jeunes entrepreneurs.

En 2013, Initiative Sud Hautes-Alpes a accompagné 95 dossiers, Créasol 332 projets pour 7800€ en moyenne et la Caisse d’Epargne 267 projets pour 70 000€ en moyenne.

Depuis 1997, les chiffres d’Initiative Sud Hautes-Alpes :
– 450 créations ou reprises d’entreprises accompagnées
– Plus de 3 200 000 € de prêts d’honneur engagés, avec une moyenne de  6 000 € par prêt
– Taux de pérennité à 3 ans des entreprises créées ou reprises : 97%
– 735 emplois directs générés ou maintenus dès la création ou la reprise
– 60% des créateurs aidés étaient sans emploi
– 40 % des porteurs de projet sont des femmes
– 62 % des interventions concernent des créations ex nihilo, 36 % des reprises d’entreprises et 2 % du développement d’entreprises
– Une part prépondérante des commerces avec 53 % des interventions, 30 % pour les services aux entreprises et particuliers, et 17 % pour l’hôtellerie-restauration

Matheron produits pétroliers Gap