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Le foyer des jeunes travailleurs (FJT), bd Pompidou à Gap.Le foyer des jeunes travailleurs (FJT), bd Pompidou à Gap.

Gap aura bientôt sa première auberge de jeunesse au FJT

Pascal Lissy, président de l'association Bâtir, et Paskale Rougon, sa directrice, expliquent les nouvelles orientations du FJT.
Pascal Lissy, président de l’association Bâtir, et Paskale Rougon, sa directrice, expliquent les nouvelles orientations du FJT.

L’équipe du foyer des jeunes travailleurs de Gap a inauguré ce vendredi les travaux d’isolation et de réfection de la façade ainsi que la réhabilitation de la passerelle, deux ans après avoir réceptionné les travaux de l’intérieur du bâtiment. « Désormais, les espaces collectifs du FJT sont accessibles aux personnes à mobilité réduite », se félicite la directrice de l’association Bâtir, qui gère le FJT, Paskale Rougon. « On a sauvé Bâtir. Le niveau de vétusté aurait conduit à arrêter l’association », lâche son président Pascal Lissy. Ce vaste programme de rénovation aura coûté au total 1,8 million d’euros (dont 150 000€ pour cette deuxième tranche de travaux).

Un écrin tout neuf et désormais un nom simplifié à ses initiales qui s’affichera bientôt sur la façade, une fois l’assentiment de l’architecte des Bâtiments de France obtenu. Et ce n’est pas la seule nouveauté du FJT qui, à partir du 1er avril, va accueillir en son sein la première auberge de jeunesse de Gap avec 15 places dédiées : des chambres de trois personnes avec sanitaires intégrés. « On pourra accueillir des familles, des individuels et des groupes qui pourront accéder aux services du FJT : le logement, la restauration et les animations », explique Paskale Rougon.

Avec 20€ par nuitée, petit-déjeuner et draps compris, Paskale Rougon et Pascal Lissy espèrent développer l’offre touristique sur Gap, attirer une clientèle étrangère coutumière des auberges de jeunesse et faciliter le logement des jeunes lors des rencontres sportives organisées à Gap. Le FJT figure déjà sur le site internet et dans la brochure de la Ligue française des auberges de jeunesse.

Si l’association diversifie son offre, c’est qu’il est « toujours plus difficile de boucler les budget », confie Pascal Lissy. « Vingt-cinq personnes travaillent ici ; on doit avoir le souci d’assurer la pérennité de l’institution. » Car le président de l’association le martèle : « Bâtir est une entreprise. Elle ne vit pas de subventions mais très majoritairement du produit de ses prestations. » Sur 1,5 million d’euros de budget annuel, les repas dont bénéficient les adhérents rapportent 625.000€ et l’hébergement des jeunes 400.000€. « Il faut que l’on atteigne un taux de remplissage de 90% pour ne pas avoir d’ennuis », avance Pascale Lissy. En tout, le FJT compte 129 places et accueille chaque année 800 jeunes.

Parce que chaque euro compte pour équilibrer le budget, le FJT propose aussi une salle de réception flambant neuve à la location et Pascal Lissy est heureux de la convention signée avec que le RSI qui permet aux commerçants et artisans retraités de se restaurer au FJT. Il y voit une stratégie intelligente « du maintien à domicile des personnes âgées ». Et puisqu’il aura désormais « tout son temps à consacrer au FJT et aux jeunes » (il a été écarté de la liste de Roger Didier aux municipales), Pascal Lissy compte bien se pencher sur les aides en provenance des fonds européens et sur le Logis des Ecrins, à L’Argentière-la-Bessée, lui aussi géré par l’association Bâtir.