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GAP Débat école

Gap : le dialogue sur l’école avec les syndicats limité à deux candidats

Les candidats aux élections municipales à Gap étaient invités, ce mardi, à présenter leurs orientations en matière de gestion des écoles de la ville aux représentants des enseignants, des parents d’élèves et du personnel municipal, à l’initiative des syndicats SNUipp-FSU et Sud Education. L’échange a cependant été limité, puisque seuls Jean-Claude Eyraud et Bernard Jaussaud étaient présents. Le maire sortant, Roger Didier, et Guy Blanc n’ont pas donné suite à l’invitation des syndicats d’enseignants.

Jean-Claude Eyraud et Bernard Jaussaud ont présenté leurs priorités en matière d’éducation et ont répondu aux interrogations des syndicats par rapport aux attentes des écoles de la ville. Les deux candidats ont notamment évoqué la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. « Nous souhaitons une offre d’activités périéducatives variées avec un objectif de non-participation financière des familles », a indiqué M. Eyraud. De son côté, M. Jaussaud a regretté se retrouver « avec le problème patent de leur mise en place alors qu’il y avait matière à anticiper. Il reste un vrai travail à faire, car cette réflexion a été engagée trop tardivement. »

Faut-il réduire le nombre de groupes scolaires ?

Les deux candidats de gauche ont également souligné la nécessité d’entretenir les bâtiments scolaires, en faisant en sorte de faire des bâtiments plus économes au niveau thermique. Rappelant que Gap compte 137 classes réparties dans 22 groupes scolaires, Bernard Jaussaud a initié un débat sur cet « éclatement des écoles ». « C’est une particularité à Gap », a souligné le candidat PS. « Le système semble encore avoir la faveur des Gapençais. Mais je pense qu’il fait avoir une réflexion pour l’avenir sans tabou ni a priori sur un possible regroupement de certains groupes scolaires. » Jean-Claude Eyraud ne conteste pas l’intérêt de réfléchir à « cette structuration », mais en soulignant que « ça ne pourra se faire qu’en collaboration » avec la communauté éducative. Laquelle est d’ailleurs réservée sur le regroupement des groupes scolaires, si l’on en croit les quelques réactions de syndicalistes lors de cette réunion. « La bonne taille, c’est quatre ou cinq classes de maternelle, et cinq classes de primaire », a estimé un enseignant de l’école de la Gare.

« Tous les enfants doivent avoir accès aux nouvelles technologies »

Les représentants du SNUipp et de Sud Education, qui ont estimé que le budget de fonctionnement accordé aux écoles est « correct », ont estimé que la dotation informatique était « un problème criant ». « Pendant deux ou trois ans, la ville a acheté des « classes mobiles », qui sont des caissons avec huit ordinateurs portables », a précisé un responsable syndical. « Une « classe mobile », c’est insuffisant alors que c’est une priorité nationale. » Un enseignant a témoigné en indiquant que son école « vit de la charité publique, avec des ordinateurs donnés par des collègues ou des parents d’élèves ! » Sur ce point, Jean-Claude Eyraud a martelé que « la dotation informatique est pour nous une priorité. Tous les enfants doivent avoir accès aux nouvelles technologies. Nous suivrons les préconisations nationales et ferons en sorte que nous ayons un parc homogène. » Pour Bernard Jaussaud, « le parc informatique n’est pas un problème simple, car il y a nécessité d’avoir un référent pour chaque école et il faut avoir une maintenance, qui est souvent à distance. Je ne suis pas forcément pour aller jusqu’à mettre un ordinateur devant chaque élève. Je suis pour qu’il y ait un projet éducatif et une dotation en conséquence, en fonction du projet de chaque école.

S’agissant des personnels municipaux affectés dans les écoles, les deux candidats présents ont tous deux insisté sur la nécessité de leur accorder « de la considération ». « Je pense que l’écoute et le dialogue, qu’une autre forme de rapports, c’est essentiel », a lancé M. Jaussaud. « Nous devons écouter les agents pour revenir à des projets de services. Aujourd’hui, on est dans quelque chose d’ubuesque à force d’avoir fait des économies de bouts de chandelle. Il faut envisager aussi des évolutions de carrière. » Pour M. Eyraud, « nous avons un personnel très motivé qui compense les problèmes politiques de la ville. Mais jusqu’à quand ça va tenir ? Il faut que le personnel soit considéré et formé. »


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