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Educathlon pour le lycée Paul-Héraud

Gap : ils courent 24 h pour sauver la 3e DP6 de Paul-Héraud

21 Mar 2014 - 21:29

Vous les avez peut-être vus à la Pépinière en train de suer à grosses gouttes. Le collectif pour le maintien de la 3e DP6 du lycée Paul-Héraud a débuté son relais de 24 h ce vendredi, à 18 h, qui se poursuivra donc jusqu’à ce samedi, 18 h. Si la météo se dégrade, ce relais de course à pied ou vélo pourrait trouver refuge à la salle polyvalente de la Blache. Comme le rappelle Gilliane Petit-Blanc, membre du collectif, l’Educathlon se veut festif, même si la cause est très sérieuse.

Depuis des semaines, professeurs, élèves et élus se battent pour le maintien de cette deuxième classe de 3e DP6 à Gap, qui devrait disparaître à la rentrée prochaine. « Vingt ans d’investissement et on supprime la classe ! On fait table rase de ce qui a été fait… », déplore Gilliane Petit-Blanc. « Le Dasen (directeur académique des services de l’Education nationale, NDLR) nous dit : ‘C’est très bien ce que vous faites, ce n’est pas le problème’. On ne se bat pas pour des postes, car l’effectif global des enseignants ne bougera pas réellement, mais vraiment pour nos élèves. De 48, on est passé à 36 cette année, et on arrivera à 24 à la rentrée prochaine », regrette-t-elle, confiant une certaine résignation et lucidité. « Quand tous les élus écrivent à tous les niveaux et que ça reste lettre morte, que voulez-vous que l’on fasse ? C’est vraiment malheureux. »

Cet Educathlon vise à montrer aux élèves « que l’on a de la considération pour eux », insiste Gilliane Petit-Blanc. Joël Brochier, de Sud éducation, profite de cette tribune pour aborder d’autres sources d’inquiétude : « une dotation globale horaire en baisse dans différents collèges, notamment en zone d’éducation prioritaire » et « une certaine appréhension dans l’attente de la carte scolaire du premier degré ».

Les personnes qui souhaitent participer à cet Educathlon sont les bienvenues. A l’image du candidat du groupe Gauche aux élections municipales, Jean-Claude Eyraud, qui, à défaut d’avoir chaussé ses baskets, a apporté son soutien moral au collectif, rejoint par la CGT et Sud éducation.


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