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Jean-Claude Eyraud était entouré de plusieurs de ses colisitiers pour présenter son programme : Françoise Perroud, Isabelle David, Charlotte Kuentz, Delphine Defrade, Jean-Paul Leroux, Bernard Derbez et Joël Reynier.Jean-Claude Eyraud était entouré de plusieurs de ses colisitiers pour présenter son programme : Françoise Perroud, Isabelle David, Charlotte Kuentz, Delphine Defrade, Jean-Paul Leroux, Bernard Derbez et Joël Reynier.

Gap : pourquoi la liste d’Eyraud a refusé la fusion avec le PS

Jean-Claude Eyraud (Gauche/EELV) l’a fait savoir dans la nuit de lundi à mardi : sa liste refuse la fusion avec celle de Bernard Jaussaud (PS/PC/MoDem). Les quatre listes du premier tour se maintiennent donc toutes au deuxième tour, ce qui assure à Roger Didier sa réélection. Jean-Claude Eyraud en a bien conscience et il le regrette. « Il n’y aura pas de miracle. Maintenant, il faut organiser l’opposition pour préparer l’alternance de 2020. »

Cette décision de refuser cette alliance peut surprendre. Son équipe s’était pourtant préparée à une éventuelle fusion « uniquement technique car vu les délais, on ne pouvait pas refaire le programme, mais sur l’essentiel, on était d’accord de toute façon ». Jean-Claude Eyraud s’est basé sur une méthode belge de calcul à la proportionnelle pour proposer ses conditions à Bernard Jaussaud, en fonction des résultats que chacun a obtenus au premier tour : 14 candidats de Tous capables dont les 3e, 6e et 9e places, un encart sur la profession de foi « expliquant le pourquoi de la fusion », et « en cas d’élection, que chaque liste puisse avoir un groupe en plus d’un intergroupe ».

Après avoir énoncé ses conditions à 10 h ce lundi, M. Eyraud a fait voter à bulletins secrets la fusion selon le principe évoqué : « Sur 28 votants, 22 se sont prononcés pour, deux se sont abstenus, quatre ont voté contre ». « Et puis j’ai eu confirmation par la préfecture que Guy Blanc se maintenait et j’ai su que les carottes étaient cuites. »

Les deux candidats se sont revus à 22 h pour une « proposition alternative » de Bernard Jaussaud. « Il me proposait les 3e, 6e et 12e places. Autant la 9e était éventuellement gagnable en cas de mobilisation des électeurs, mais pas la 12e. Il acceptait 10 candidats de ma liste et non pas 14 et il refusait qu’on s’exprime sur la profession de foi. Je lui ai dit que, dans ces conditions, on ne pouvait pas continuer à discuter. Une fois arrivé chez moi, je l’ai rappelé, lui ai demandé si c’était sa dernière proposition. Il m’a répondu oui. J’ai donc déposé ma liste ce matin », raconte Jean-Claude Eyraud.

Le candidat du groupe Gauche espère obtenir « au moins deux voire trois sièges ». « Nous allons continuer le travail qu’on a fait pendant six ans. Nous, on ne démissionnera pas. La dernière fois, Guy Blanc était parti au bout de deux conseils municipaux et Bernard Jaussaud au bout de trois ans. On commence à me dire que Guy Blanc va encore démissionner. Ce n’est pas sérieux ! Il faut arrêter de mépriser les électeurs ! Moi, je suis convaincu que l’opposition sert à quelque chose : faire un contrôle démocratique de la municipalité ». Jean-Claude Eyraud envisage d’ailleurs de proposer aux deux autres groupes d’opposition de fonder un intergroupe pour préparer les conseils municipaux en amont.


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