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La future centrale photovoltaïque va être créée sur le plateau du Chevalet, en lisière de l'aérodrome (photo association aéronautique d'Aspres).La future centrale photovoltaïque va être créée sur le plateau du Chevalet, en lisière de l'aérodrome (photo association aéronautique d'Aspres).

Centrale photovoltaïque du Chevalet : l’Etat donne le feu vert

Il y a quelques semaines, en attendant la réponse de l'Etat, Gérard Tenoux avait fait le point sur le projet avec les élus concernés.
Il y a quelques semaines, en attendant la réponse de l’Etat, Gérard Tenoux avait fait le point sur le projet avec les élus concernés.

Les élus du conseil général ont appris la nouvelle à 12h30 : le projet de centrale photovoltaïque au Chevalet, à Aspres-sur-Buëch, vient d’être validé par le gouvernement ! Le conseiller général de Rosans, Gérard Tenoux, qui se bat pour faire aboutir cette centrale depuis de nombreuses années, a été mis au courant par CN Air, le porteur de projet. C’est le deuxième projet photovoltaïque à être retenu par le gouvernement dans les Hautes-Alpes, après celui de Vitrolles en janvier 2013. Cette dernière centrale est en cours de réalisation, au bord de la RN 85.

A vrai dire, Gérard Tenoux était assez inquiet : « Seuls 8% des projets ont été retenus au niveau national ». Sur 1200 MW de projets qui ont candidaté à l’appel d’offres lancé afin de voir émerger des centrales photovoltaïques en France, le gouvernement en a retenu 100. La centrale du Chevalet représente à elle-seule 5,5 MW.

Alors qu’est-ce qui a fait pencher la balance en faveur du Chevalet ? Selon M. Tenoux, le système expérimental des trackers n’y est pas pour rien. « Les panneaux solaires sont posés sur un axe rotatif. Cela permet aux panneaux de suivre le soleil, donc d’améliorer le rendement (car il en faut moins et ils produisent plus), et d’éviter les problèmes d’éblouissement pour les usagers de l’aérodrome tout proche », détaille le conseiller général de Rosans.

La centrale, dont les travaux devraient débuter en septembre prochain, occupera 11 hectares. Gérard Tenoux estime qu’elle ne devrait pas être opérationnelle « avant 2015 ». Le bail sera signé pour une durée de 25 ans.

Autant dire que les élus sont « extrêmement satisfaits ». « Nous fondions beaucoup d’espoir dans ce nouveau projet », confie Gérard Tenoux. « C’est une grande joie et une grande satisfaction pour le haut Buëch qui va pouvoir bénéficier des retombées fiscales », signale le vice-président du conseil général, Jean-Michel Arnaud, qui a lui aussi porté ce dossier en tant que responsable des aérodromes départementaux. L’implantation de cette centrale photovoltaïque au Chevalet, c’est la promesse de 100 000€ de retombées fiscales par an pour le Département (issus du loyer que payera la Compagnie nationale du Rhône), redéployés sur le Buëch. « Nous n’avons pas encore réfléchi aux projets que nous allons engager avec cette somme. Nous allons entamer une démarche de concertation avec les élus concernés », annonce Gérard Tenoux.

Dans un communiqué, la députée Karine Berger précise qu’elle « n’a pas cessé de défendre ce projet auprès du Gouvernement et de la commission de régulation de l’énergie ». Elle estime que « le Buëch, dans 25 ans, peut arriver au premier plan des zones de développement économique dans les Hautes-Alpes avec deux piliers : énergies renouvelables et tourisme scientifique ». Karine Berger « propose de faire du Buëch la première vallée de France des énergies renouvelables : photovoltaïque, éolien, thermodynamisme…  Elle demande au conseil général de travailler dans cette direction à l’occasion de l’étude de repositionnement des aérodromes départementaux, dont celui du Chevalet, et de sa réflexion sur le tourisme à l’horizon 2020 ».


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