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Meurtre de Germain Trabuc : le bénéfice de la prescription pour la psychiatre

La cour d’appel d’Aix-en-Provence a constaté, ce lundi, la prescription de l’action publique dans les poursuites engagées à l’encontre d’une psychiatre après le meurtre de Germain Trabuc, commis par un de ses patients, Joël Gaillard, le 9 mars 2004 à Gap. La prescription avait été soulevée à l’audience du 10 février dernier par l’avocate générale, Isabelle Pouey, qui avait relevé que la plainte était postérieure à mars 2007, soit plus de trois ans après les faits. La psychiatre, qui suivait Joël Gaillard à l’hôpital Edouard-Toulouse de Marseille, avait relevé appel de sa condamnation à un an d’emprisonnement avec sursis prononcée en décembre 2012 par le tribunal correctionnel de Marseille.

Ayant retenu la prescription, la cour d’appel ne s’est pas prononcée sur le fond des reproches adressés à la psychiatre.

Le 9 mars 2004, Germain Trabuc, 83 ans, avait été tué à coups de hache dans son immeuble de Gap par le petit-fils de sa compagne, Joël Gaillard, qui avait fugué de l’hôpital psychiatrique Edouard-Toulouse de Marseille vingt jours plus tôt. Le meurtrier avait bénéficié d’un non-lieu psychiatrique pour cause d’irresponsabilité pénale. Il est atteint d’une schizophrénie paranoïde, selon plusieurs experts.

L’un des fils de la victime, Michel Trabuc, avait obtenu la condamnation de l’hôpital Edouard-Toulouse devant la cour administrative d’appel. Il avait également déposé plainte contre la psychiatre qui suivait Joël Gaillard.


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