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Orcières

Orcières : le préfet a levé la fermeture administrative d’un commerce alimentaire

L’établissement « La cave d’Orcières », situé à l’Etoile des neiges à Orcières, est frappé par un arrêté de fermeture administrative signé le 26 mars par le préfet des Hautes-Alpes. La décision a été prise en raison de « graves manquements aux règles d’hygiène et d’entretien général des lieux et des installations » qui « présentent des dangers pour la santé publique ». Cet arrêté de fermeture a été abrogé le 15 avril, après constatation que les travaux prescrits avaient été réalisés.

Cet établissement alimentaire avait fait l’objet d’un contrôle le 23 janvier dernier par les services de la DDCSPP (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations) qui avaient relevé ces « graves manquements ». L’administration avait adressé une lettre au propriétaire de « La cave d’Orcières », Steven Nash, le 27 janvier, en lui ordonnant « la réalisation des prescriptions dans un délai immédiat ». Or, un nouveau contrôle, opéré le 13 mars, a révélé que « les dysfonctionnements signalés (en janvier, NDLR) s’étaient aggravés ».

L’arrêté préfectoral ne cite pas les manquements, mais détaille les obligations faites au propriétaire des lieux. Il lui est notamment demandé de refaire sols et murs du local de plonge en particulier, en utilisant des matières « imperméables, imputrescibles et faciles à nettoyer », les toilettes, où il n’y a pas de lave-mains, et le rayon coupe (pour le fromage et les charcuteries), dont le plan de travail est posé sur des cagettes… Le préfet lui demande également de faire former son personnel à l’hygiène alimentaire et à la traçabilité des denrées animales, ainsi qu’au conditionnement sous vide.

La réouverture de l’établissement est « subordonnée à la constatation sur place de la réalisation intégrale des mesures correctives et des travaux prescrits ». En attendant, si le propriétaire ne se plie pas à la fermeture administrative, il encourt deux ans d’emprisonnement et 15.000 € d’amende.

Interrogé par L’e-media 05, le propriétaire assure que « les travaux ont été effectués depuis le contrôle du 13 mars », mais ne souhaite pas s’exprimer davantage en attendant d’avoir pu s’entretenir avec son avocat. Ce point a été acté par un contrôle de la DDCSPP, le 4 avril. L’exploitant s’est par ailleurs engagé à faire suivre une formation à l’hygiène alimentaire à ses salariés, et ce avant le 30 juin 2014.


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