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Bilan délinquance

Hautes-Alpes : cambriolages en hausse de 16% en 2013

Le préfet et le procureur de la République ont analysé le bilan 2013 de la délinquance, entourés des responsables des services de sécurité.
Le préfet et le procureur de la République ont analysé le bilan 2013 de la délinquance, entourés des responsables des services de sécurité.

Le nombre de cambriolages a progressé de 16,1 % en 2013 dans les Hautes-Alpes, passant de 502 à 583 faits, selon les chiffres dévoilés ce mercredi par le préfet. Pierre Besnard a toutefois souligné que « les Hautes-Alpes demeurent un département sûr, et préservé des grandes formes de délinquance ».

Dans le détail, il apparaît que les cambriolages de résidences principales ont baissé de 5% (210 faits contre 221), principalement en zone rurale (- 16 %). Les cambriolages de résidences secondaires passent en revanche de 26 à 53 faits constatés en 2013. Selon le préfet, « ces faits sont souvent imputables à une délinquance dite « itinérante », venus pour commettre plusieurs « coups » dans le département ».

Les cambriolages dans les locaux industriels et commerciaux sont également en forte hausse : 210 faits contre 148 en 2012. Le préfet a souligné que cette hausse était imputable en grande partie à un SDF, qui a été condamné pour 45 faits commis cet été dans des baraques à frites, buvettes et cabanons. L’auteur, Pierre Dequirez, un ancien légionnaire, a été condamné à trois d’emprisonnement, dont deux ferme, mais court toujours. « Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt », a précisé le procureur de la République, Raphaël Balland.

Interrogé sur les moyens de juguler le fléau des cambriolages, le commandant Valéry, directeur départemental adjoint de la sécurité publique, a souligné le rôle des techniciens de police scientifique, mais il a également exhorté les Haut-Alpins à composer le 17 en cas d’événements suspects. Le colonel Joubert, commandant du groupement de gendarmerie départementale, a reconnu la difficulté de surveiller un « habitat très diffus » et incité à développer des dispositifs préventifs (alarme, vidéosurveillance…). « Il faut aussi que les gens sortent d’une certaine naïveté. Quand on vient vous solliciter devant chez vous, évitez de répondre que vous n’avez pas le temps parce que vous partez travailler et que votre conjoint est déjà parti… », a indiqué le patron des gendarmes, citant les circonstances d’un cambriolage perpétré en 2013 dans les Hautes-Alpes.

Parmi les autres points marquants relevés figure l’augmentation des constats de violences. Le nombre de faits est passé de 595 à 631, avec une prédominance des violences intra-familiales ou commises dans un cercle privé, souvent sur fond d’alcool. Une « montée des violences » qui « inquiète » le procureur de Gap.

Le préfet a également évoqué le contrôle par la PAF de 218 étrangers en situation irrégulière et l’interpellation de 30 passeurs, soit 25 % de plus qu’en 2012. Le procureur Raphaël Balland a annoncé à cette occasion qu’il poursuivrait désormais les passeurs ne présentant pas de garanties de représentation, en particulier les trafiquants de migrants mineurs, en comparution immédiate.


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