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Roger Didier

Gap : Roger Didier réélu maire face à Bernard Jaussaud

Roger Didier a été réélu avec 34 voix contre 6 à Bernard Jaussaud et 3 bulletins blancs ou nuls.
Roger Didier a été réélu avec 34 voix contre 6 pour Bernard Jaussaud et 3 bulletins blancs ou nuls.

Le nouveau conseil municipal de Gap a réélu Roger Didier à sa tête, ce vendredi soir. M. Didier a été élu par 34 voix contre 6 en faveur de Bernard Jaussaud et trois bulletins blancs ou nuls (dont un pour Karine Berger…).

Rolande Lesbros a été élue maire déléguée de Romette, l’opposition ne présentant pas de candidat face à elle. Mme Lesbros succède à Robert Vincent, qui ne se représentait pas. Douze adjoints au maire ont ensuite été élus (lire la liste au pied de l’article).

Roger Didier a parlé d’un « immense honneur » et a indiqué qu’il serait « le maire de toutes et de tous », ce qui signifie « décider sans parti-pris, sans idéologie, sans esprit partisan ». Le maire de Gap, qui a regretté un taux d’abstention « d’un niveau trop élevé », a notamment évoqué la nécessaire prise en compte de la jeunesse et de la démocratie participative dans les quartiers. M. Didier a souligné « le contexte financier : il est impensable de relâcher notre politique rigoureuse de maîtrise de nos dépenses. En même temps, il y a nécessité absolue de maintenir un haut niveau d’investissement. Ce sera d’autant plus difficile que nous aurons à subir les effets du pacte de responsabilité du gouvernement. Il n’est pas question pour moi de critiquer la nécessité de ce pacte, mais il aura des conséquences. »

Bernard Jaussaud, Elsa Ferrero, Jean-Claude Eyraud et Guy Blanc se sont exprimés au nom des neuf élus de l'opposition.
Bernard Jaussaud, Elsa Ferrero, Jean-Claude Eyraud et Guy Blanc se sont exprimés au nom des neuf élus de l’opposition.

Tout en adressant ses « félicitations républicaines » à Roger Didier, Bernard Jaussaud (PS) s’est interrogé sur « le pourquoi » d’un taux de participation « beaucoup plus faible à Gap », en regrettant la tardiveté de la déclaration de candidature du maire sortant : « Vous avez sciemment, volontairement, raccourci le débat. La démocratie mérite de prendre le temps de la discussion. » Et même s’il a reconnu « l’élection confortable » de M. Didier, son principal adversaire a relevé qu’il représentait « moins de 30% des inscrits, c’est un vrai problème ». M. Jaussaud a aussi relevé que deux de ses propositions avaient été reprises, selon lui, par le maire, avec la mise en place annoncée de conseils de quartiers (« J’espère que l’opposition y aura droit de cité ») et la « préoccupation de la jeunesse ». Il a par ailleurs estimé qu’il y a « quelque chose au cœur de tout, c’est l’emploi. La population a augmenté mais le chômage aussi, et en particulier celui des jeunes. » Bernard Jaussaud a enfin souhaité que « la gouvernance vis-à-vis des employés municipaux soit plus sereine ».

Elsa Ferrero (PCF), qui, à 18 ans, est la benjamine de l’assemblée, a axé son propos sur les aspirations des jeunes, en regrettant que « l’appât du gain soit trop souvent mis en avant » tout en reconnaissant que « beaucoup d’élus donnent à la politique son vrai sens ». Pour sa part, elle a affiché son « engagement sur des questions concrètes : le logement, les transports, la jeunesse… »

Au nom du groupe « Tous capables-Gauche », Jean-Claude Eyraud a souhaité que « le nouveau maire parte sur de nouvelles bases de fonctionnement démocratique vis-à-vis de l’opposition, qu’il prenne en compte sans parti-pris les propositions de l’opposition ». Pour M. Eyraud, « il est temps de veiller à une politique sociale forte et cohérente. Il est temps aussi de montrer que notre engagement politique se fait pour l’intérêt commun. »

Il restait à Guy Blanc de s’autoféliciter d’avoir permis, par sa présence, qu’il y ait un second tour et d’avoir ainsi privé le maire sortant « d’une réélection triomphale au 1er tour. Il n’est pas nécessaire d’être polytechnicien pour comprendre que vous étiez invincible, qu’on le souhaite ou qu’on le déplore. » Voilà pour la pique destinée à Karine Berger. Venait ensuite une attaque personnelle visant le maire, qui « n’a pas de diplôme à avoir ou à ne pas avoir » pour exercer son mandat, pourvu qu’il gère « en bon père de famille pour les Gapençais et surtout pour ceux qui travaillent pour notre ville ». M. Blanc a cependant annoncé qu’il n’attendrait par Roger Didier « au coin du bois », las « des débats stériles » et revendiquant à nouveau sa « position d’indépendance ».

Les douze adjoints au maire

Les douze nouveaux adjoints au maire attendent leur élection, au centre de l'hémicycle.
Les douze nouveaux adjoints au maire et la nouvelle maire déléguée de Romette attendent leur élection, au centre de l’hémicycle.

Voici la liste des adjoints qui ont été élus :
Premier adjoint : François Daroux
Deuxième adjointe : Maryvonne Grenier
Troisième adjointe : Bénédicte Ferotin
Quatrième adjoint : Jean-Pierre Martin
Cinquième adjointe : Catherine Asso
Sixième adjoint : Dany Galland
Septième adjointe : Martine Bouchardy
Huitième adjointe : Françoise Dusserre
Neuvième adjoint : Maurice Marchetti
Dixième adjoint : Vincent Medili
Onzième adjointe : Sarah Philip
Douzième adjoint : Francis Zampa

Sur les douze adjoints, seuls cinq sont des adjoints sortants. Parmi les sept autres, une était élue de l’opposition durant le mandat précédent (Bénédicte Ferotin), trois sont des conseillers municipaux sortants proches de Roger Didier (Françoise Dusserre, Vincent Medili et Francis Zampa) et trois sont de nouveaux élus (Catherine Asso, Maurice Marchetti et Sarah Philip).

Les douze adjoints ont été élus sur une liste unique, qui a recueilli 34 voix contre 9 bulletins blancs ou nuls (dont un pour Bernard Jaussaud, qui n’était pas candidat, et un pour « Manuel », clin d’œil, on imagine, au nouveau Premier ministre…). Leurs attributions seront précisées dans le courant de la semaine prochaine, nous a indiqué Roger Didier.


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