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Suppression des départements : Graglia propose un grand débat haut-alpin

A la suite de l’annonce par le Premier ministre de la suppression des Départements à l’horizon 2021, Christian Graglia (PS), l’un des deux chefs de file de l’opposition départementale, suggère d’envisager des réponses différenciées, selon que l’on soit en zone rurale ou en zone urbaine. Il demande en tout cas au président du Conseil général et au préfet de mettre en place une « Conférence haut-alpine de la décentralisation » qui « permettrait d’ouvrir un large débat citoyen sur l’ensemble de ces sujets et de faire remonter nos propositions ».

« De nombreux élus, de droite comme de gauche, affirment leur opposition à une telle réforme », observe Christian Graglia. « Dans un moment où l’on demande de nombreux efforts aux Français pour redresser les comptes publics du pays, cette position tranchée ne peut pas être comprise. Les élus ne doivent plus donner cette image de défense de leurs avantages, leurs acquis, ou leur petit pré carré. »

Pour le conseiller général (PS) de Gap Sud-Ouest, « l’objectif est de rationnaliser l’organisation territoriale, sans perdre les avantages de la démocratie de proximité. Pour ne prendre qu’un seul exemple, la gestion des bâtiments scolaires (collèges pour les départements, lycées pour les régions) a depuis longtemps fait ses preuves. Faut-il imaginer que la réforme annoncée par le Premier ministre s’applique différemment dans les zones rurales que dans les zones urbaines? A l’évidence, la métropole marseillaise ou niçoise fait double emploi avec les conseils généraux de ces départements. Tandis que dans un territoire excentré comme le nôtre, seul un organe de décision proche des habitants paraît pertinent pour traiter les spécificités de son développement: agriculture, emploi, stations de ski, énergies renouvelables. »

D’où l’idée d’un vaste débat local sur la réforme territoriale : « A nous de faire des propositions constructives. Les citoyens attendent de leurs représentants qu’ils soient capables de s’entendre sur ce genre de questions », estime M. Graglia.


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