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La prise d'eau des Ricous, en amont de Pont-du-Fossé (Photo mairie de Saint-Jean-Saint-Nicolas)La prise d'eau des Ricous, en amont de Pont-du-Fossé (Photo mairie de Saint-Jean-Saint-Nicolas)

Irrigation : un accord signé entre le Canal de Gap et les Asa du Champsaur

Ce n’est un secret pour personne : les histoires d’eau entre Gap et le Champsaur sont historiquement conflictuelles, les Champsaurins reprochant aux Gapençais de leur prendre une bonne partie de l’eau du Drac pour leurs propres besoins. L’accord signé ce lundi entre l’Asa (association syndicale autorisée) du Canal de Gap, quatre Asa du Champsaur et le Sienad (Syndicat intercommunal d’exploitation de la nappe alluviale du Drac *) n’en est que plus notable. « Nous y travaillons dessus depuis sept ou huit ans », reconnaît d’ailleurs Robert Nebon, président du Canal de Gap.

La prise d'eau des Ricous, en amont de Pont-du-Fossé (Photo mairie de Saint-Jean-Saint-Nicolas)
La prise d’eau des Ricous, en amont de Pont-du-Fossé (Photo mairie de Saint-Jean-Saint-Nicolas)

Cet accord reconduit en premier lieu celui qui existait depuis de nombreuses années et qui permet aux Asa du Champsaur de puiser de l’eau dans le canal de Gap pour leurs besoins d’irrigation de la rive gauche du Drac. Cet accord était arrivé à terme et, potentiellement, le Canal de Gap aurait pu couper l’alimentation des Asa champsaurines.

Mais l’accord comporte surtout une nouveauté. Il prévoit la possibilité de pomper de l’eau dans la nappe de Choulières, sur la commune de Saint-Léger-les-Mélèzes, qui doit également permettre de sécuriser l’alimentation en eau potable de la ville de Gap. L’accord prévoit que, dès lors que la nappe des Ricous (où se situe la prise d’eau du canal de Gap, en amont de Pont-du-Fossé) sera d’un niveau trop bas, les Asa du Champsaur pourront prélever de l’eau dans la nappe de Choulières au lieu de le faire dans le canal de Gap. Le prélèvement restera limité (270 litres/seconde), et sera fonction des conditions. « Cela pourra avoir lieu peut-être 15 jours par an et, une autre année, il pourrait ne pas y en avoir », indique le président du Canal de Gap. Robert Nebon a tout lieu de se féliciter de cet accord, qui permettra aussi « de sécuriser l’alimentation de Gap en eau en été ».

Cet accord nécessitera un investissement de l’ordre de 2 millions d’euros pour la réalisation d’une conduite de 800 mètres environ à partir du futur forage de Choulières.

* Le Sienad, constitué en 2012 pour l’exploitation de la nappe de Choulières, est présidé par le maire de Saint-Léger-les-Mélèzes. Il réunit les communes de Saint-Léger-les-Mélèzes, Chabottes, Saint-Laurent-du-Cros, Saint-Jean-Saint-Nicolas et Forest-Saint-Julien. La ville de Gap devrait le rejoindre à terme.


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