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Axel Maaziz porte un bouc, dont le signalement, par la fillette, a conduit les gendarmes à le suspecter et à l'interpeller 20 minutes après l'agression.Axel Maaziz porte un bouc, dont le signalement, par la fillette, a conduit les gendarmes à le suspecter et à l'interpeller 20 minutes après l'agression.

L’Argentière : le suspect de l’enlèvement d’une fillette mis en examen et écroué

Axel Maaziz porte un bouc, dont le signalement, par la fillette, a conduit les gendarmes à le suspecter et à l'interpeller 20 minutes après l'agression.
Axel Maaziz porte un bouc, dont le signalement, par la fillette, a conduit les gendarmes à le suspecter et à l’interpeller 20 minutes après l’agression.

Le suspect de l’enlèvement d’une fillette de 7 ans, qu’il aurait ensuite tenté d’étrangler, jeudi après-midi à L’Argentière-la-Bessée, a été mis en examen pour « tentative de meurtre sur mineure de moins de 15 ans » et « enlèvement », ce samedi par un juge d’instruction du pôle criminel de Grenoble. Cet habitant de La Roche-de-Rame, âgé de 30 ans, a été placé sous mandat de dépôt par le juge des libertés et de la détention. Il s’agit d’Axel Maaziz, selon nos confrères de Dici Radio.

Jeudi, alors que cette fillette rentrait à son domicile du Plan d’Ergue à la sortie de l’école primaire, vers 16h30, elle aurait été abordée dans la rue par un automobiliste, qui l’aurait contrainte à monter à bord de son véhicule. Elle aurait ensuite réussi à prendre la fuite et à se réfugier chez un particulier. Aucun témoin de la scène n’a été retrouvé par les gendarmes, et la fillette, qui a formellement reconnu son agresseur et qui est encore en état de choc, n’a pas pu livrer une description précise des faits. Les constatations du médecin légiste ont montré que la jeune victime portait les traces d’une tentative de strangulation.

Le mis en examen « s’exprime de manière elliptique », selon le parquet de Grenoble, interrogé par L’e-media 05. Axel Maaziz a indiqué au magistrat instructeur qu’il avait « agi sous le coup d’une pulsion » et qu’il se voyait « par image en train de mettre les mains sur le cou de la fillette ». Les magistrats attendent désormais les conclusions de l’expert-psychiatre, qui sera prochainement missionné dans le cadre de l’information judiciaire, afin de déterminer si le mis en examen a pu avoir son discernement aboli ou altéré au moment des faits.

Le parquet de Grenoble se refuse à divulguer le lieu où il a été incarcéré, en raison des risques qu’il pourrait encourir de la part des autres détenus.

L’homme avait déjà été condamné dans de « petites affaires de stupéfiants » il y a quelques années. Il faisait également l’objet d’une enquête après la plainte de son ex-compagne pour viol, selon le parquet de Grenoble. Il aurait par ailleurs détenu des images pédophiles, et une procédure était en cours à ce sujet. C’est ce qui aurait permis aux gendarmes de faire rapidement le rapprochement entre le signalement de l’agresseur (notamment le fait qu’il porte une sorte de bouc) et le suspect, qu’ils ont pu interpeller rapidement après les faits, à La Roche-de-Rame.

Dici Radio annonce que le suspect est le fils de Martine Lelièvre-Maaziz, secrétaire départementale du Front national.