Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
Exercice Jager

14 chiens de secours mobilisés pour un exercice de 72 heures non-stop

« L’objectif est vraiment de travailler en rusticité, en autonomie réelle, de voir les limites », annonce l’adjudant Christophe Mangiapan, sapeur-pompier professionnel et conseiller technique cynotechnique départemental. Depuis ce mardi 14h, et jusqu’à vendredi midi, quatorze équipes cynophiles venues de toute la France (sapeurs-pompiers principalement, Sécurité civile et PGHM de Briançon) mais aussi de Belgique vont enchaîner les mises en situation en différents lieux des Alpes du Sud et selon divers scénarios.

Le commandant Philippe Tarroux, coordonnateur des équipes spécialisées, le lieutenant-colonel Patrick Moreau, commandant du Sdis 05, et l'adjudant Christophe Mangiapan, conseiller technique cynotechnique départemental, présentent l'exercice.
Le commandant Philippe Tarroux, coordonnateur des équipes spécialisées, le lieutenant-colonel Patrick Moreau, commandant du Sdis 05, et l’adjudant Christophe Mangiapan, conseiller technique cynotechnique départemental, présentent l’exercice.

L’exercice « Jäger », du nom d’un chien aujourd’hui disparu de l’adjudant Mangiapan, est organisé pour la huitième fois par le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis). « Le principe, c’est l’autonomie », explique le lieutenant-colonel Moreau, commandant du Sdis 05. « On peut faire le parallèle avec le séisme qui vient de se produire il y a peu dans notre région. A une magnitude de 6,3, il y aurait eu des maisons effondrées, voire des immeubles… Dans un tel cas, le meilleur moyen de retrouver les victimes, ce sont les chiens. Mais il faut être capable de résistance dans le temps, au stress, à la pression des populations… Il faut être capable de tenir et de gérer son physique, sans avoir d’électricité, d’eau et parfois même sans pouvoir manger ! Il faut réussir à gérer cela pour soi mais aussi pour son chien. C’est tout ça, Jäger. »

Pour l’adjudant Mangiapan, « 72 heures, c’est le timing idéal. Au-delà de 36 heures, on est déjà dans un mode dégradé, on est déjà au-delà de nos limites. Après 36 h, les scénarios de l’exercice sont plus allégés, c’est surtout la réflexion et la cohérence qui sont mis en avant. C’est une grosse mise au point qu’on fait sur chacun. »