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La préfecture des Hautes-Alpes.La préfecture des Hautes-Alpes.

Gap : manifestation contre le refus de régularisation de familles « sans-papiers »

Trois familles de « sans-papiers » arméniens vivant à Gap et à Veynes se sont vu refuser des titres de séjour de la part de la préfecture des Hautes-Alpes. Cette décision est dénoncée par le « collectif citoyen de solidarité avec les familles sans-papiers », qui appelle à une manifestation, ce samedi 10 mai, à partir de 11h, sur l’Esplanade de la Paix, à Gap.

Une famille avec trois enfants scolarisés à l’école primaire de Veynes, une mère et son fils en classe de 4ème au collège Centre de Gap, et une jeune mère et son enfant de 2 ans et demi, né en France, « sont mis dans des situations dramatiques », indique le collectif dans un communiqué. « Ils ont fui leur pays suite à des persécutions familiales, politiques ou religieuses. Nous nous inquiétons de la situation de ces familles. Nous demandons leur régularisation, pour que leurs enfants puissent poursuivre paisiblement leur scolarité dans notre département. » Selon le collectif, ces familles « sont très bien intégrées, elles ont fait de nombreux efforts depuis leur arrivée en France pour apprendre le français et faciliter la scolarité de leurs enfants ».

Le collectif, soutenu par Attac 05, la Cimade, la FCPE 05, RESF, Solidaires, Sud-Education et l’UD-CGT, dénonce une « mesure indigne et injuste (qui) n’est pas à l’honneur d’un gouvernement qui se réclame de la solidarité. La circulaire du ministère de l’Intérieur du 11 mars 2014 fait son effet avec pour conséquences le déni du droit à l’éducation pour tous et la stigmatisation des étrangers les plus vulnérables. »

De son côté, la préfecture indique que ces mesures ont été prises « après épuisement de toutes les voies de régularisation » et au terme « d’un examen individualisé très détaillé ». « Nous avons fait application des dispositions du code des étrangers et des instructions très fermes, que vous connaissez, du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur », précise Christophe Coelho, directeur de cabinet du préfet Pierre Besnard. « Et nous le faisons avec humanité. » M. Coelho a refusé d’entrer dans le détail de chaque famille, invoquant « des situations privées ».


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