Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
Sylvie Goulard

Européennes : Sylvie Goulard (MoDem-UDI) en campagne à Gap et Embrun

Sylvie Goulard, députée européenne sortante et tête de la liste « Les Européens » (UDI-MoDem) dans le Sud-Est, est en campagne dans les Hautes-Alpes, ce lundi. Elle a tenu une conférence de presse ce lundi matin, aux Olivades à Gap, avant de faire une halte à la Maison de l’Europe, place Jean-Marcellin, puis de visiter, dans l’après-midi, une exploitation agricole à Saint-André-d’Embrun et la reconversion de l’espace Delaroche, à Embrun, financée à 70% par des fonds communautaires. Mme Goulard a été accueillie par Pierre Bernard-Reymond, sénateur (non-inscrit), qui la soutient, Chantal Eyméoud, maire (UDI) d’Embrun, qui figure en 25e position sur sa liste, et les responsables départementaux du MoDem et de l’UDI.

Sylvie Goulard a décliné un certain nombre de priorités pour la prochaine législature du Parlement européen : « Veiller à respecter les règles du traité de Maastricht », « avoir un agenda de croissance, non pas contre l’assainissement mais en plus, parce qu’il y a un enjeu d’investissement pour s’occuper de l’économie réelle », « l’énorme dossier de l’énergie, qu’il s’agisse d’acheter en commun de l’énergie ou de remettre à plat les économies d’énergie, car il y a énormément de choses à faire de manière concrète et que, en plus, ce sont des emplois non délocalisables »…

L’élue du MoDem, auteur d’un rapport sur la convergence de l’assiette de l’impôt sur les sociétés, a plaidé pour « une convergence fiscale et sociale, ce qui ne veut pas dire harmonisation, car ce n’est pas un objectif raisonnable. Il faut avoir conscience que l’Europe, on la fait avec d’autres, mais certains préfèrent faire de la démagogie pour essayer de plaire aux Français… » Elle a également souligné l’avancée que constitue, à ses yeux, l’union bancaire, autrement dit le fait que « toutes les banques de la zone euro seront désormais sous la contrôle de la BCE (Banque centrale européenne) et non plus des banques centrales nationales ». Mme Goulard s’est par ailleurs félicitée des « réformes louables » du gouvernement Valls : « Je n’ai aucun état d’âme. On n’est pas dans l’austérité. Je rappelle que ce plan porte sur 50 milliards d’euros d’économies par rapport à un total de 1150 milliards d’euros de dépenses publiques, et qu’il est étalé sur trois ans. La France vit au-dessus de ses moyens. Elle doit changer les choses, pas pour faire plaisir à Bruxelles, mais parce qu’il n’est pas normal de faire payer des intérêts aux nouvelles générations pour des dépenses de fonctionnement. »

« Arrêtons d’adopter l’attitude des petits lapins ! »

Sylvie Goulard (MoDem) est favorable aux négociations engagées avec les Etats-Unis en vue d'un traité commercial.
Sylvie Goulard (MoDem) est favorable aux négociations engagées avec les Etats-Unis en vue d’un traité commercial.

Quant au projet de « traité transatlantique », actuellement négocié avec les Etats-Unis, Sylvie Goulard a estimé qu’il fallait « l’aborder de manière posée et rigoureuse. Nous sommes confrontés à un danger majeur, c’est que les Etats-Unis passent des accords avec d’autres pays et laissent de côté l’Europe, première puissance économique mondiale. Il y a des potentiels pour nos entreprises, notamment au niveau des marchés publics américains. En même temps, il faut faire attention sur un certain nombre de points, comme le respect des appellations d’origine contrôlée qui ne peut être négociable par exemple. Pour répondre aussi à une crainte, je peux vous dire que la Commission a exclu l’entrée dans l’accord du poulet chloré ou du bœuf aux hormones. » Pour Mme Goulard, « il faut arrêter de se faire peur et d’adopter l’attitude des petits lapins. L’avenir du monde, c’est l’ouverture, c’est le commerce, ce n’est pas de se réfugier dans son terrier! » Déplorant que « certains se servent de ces négociations comme d’un épouvantail », la députée européenne a martelé que « ça ne se passe pas dans le dos des gens. Il y a un négociateur européen qui vient rendre des comptes devant le Parlement européen, qui a voté une résolution en vue de ce traité. En même temps, il est évident que tout n’est pas étalé sur la place publique : on ne dit jamais jusqu’où on est prêt à aller avant des négociations! »


+ Sur le même sujet...