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Conseil général (1)

Hautes-Alpes : vers une grève quotidienne dans les maisons des solidarités

12 Mai 2014 - 17:05

Une soixantaine de fonctionnaires grévistes du Conseil général se sont rassemblés, ce lundi matin, devant l’Hôtel du département, à Gap, pour protester contre le projet de réorganisation du pôle « cohésion sociale et solidarités » du Département. Ils n’ont pas été reçus par le président du Conseil général, Jean-Yves Dusserre, qui estime que « le temps de la discussion est aujourd’hui terminé », après quatre réunions avec les syndicats et une dizaine de groupes de travail. L’intersyndicale appelle à un débrayage quotidien de 55 minutes à compter de lundi prochain et pendant cinq jours consécutifs, jusqu’à la réunion de la commission technique paritaire, qui doit se prononcer sur le projet.

Dans un communiqué, Jean-Yves Dusserre souligne que cette réorganisation « a pour objectif principal d’améliorer le service rendu au public, en s’appuyant notamment sur deux évolutions majeures des missions, à savoir l’augmentation du nombre d’enfants placés et la prise en charge globale de la dépendance, handicap et vieillesse confondus. Une évolution qui n’entraîne aucune suppression de poste, ni aucune surcharge supplémentaire de travail comme cela a été évoqué mais qui oblige néanmoins à un repositionnement des référents concernés. » Pour le président du Conseil général, « nous devons désormais nous situer sur le terrain de la mise en œuvre d’un service public à la fois efficace et de qualité. »

De son côté, l’opposition départementale indique comprendre « l’inquiétude d’une majorité des agents concernés et soutient leur mouvement ». Dans un communiqué, Christian Graglia, coprésident du groupe démocrate et républicain, reconnaît qu’il est « devenu indispensable de réorganiser » ce service, mais estime qu’on impose aux agents « une réorganisation technocratique sans concertation » et « sans tenir compte de leur expérience de terrain ni de leur objections. Le tout à marche forcée puisque l’exécutif souhaite boucler ce dossier en urgence. » Le groupe d’opposition demande donc à Jean-Yves Dusserre de « repousser au mois de septembre la commission technique paritaire » pour pouvoir mettre en place « une concertation réelle ».


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