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Un rassemblement des agents du pôle Solidarités avait lieu ce vendredi matin devant l'Hôtel du département où se tenait la réunion de la commission technique paritaire.Un rassemblement des agents du pôle Solidarités avait lieu ce vendredi matin devant l'Hôtel du département où se tenait la réunion de la commission technique paritaire.

Conseil général : la réorganisation du pôle Solidarités entérinée

La commission technique paritaire (CTP) du Conseil général des Hautes-Alpes, réunie ce vendredi matin à l’Hôtel du département, a validé le projet de réorganisation du pôle Solidarités. Cette réorganisation était contestée par l’intersyndicale CFDT-CGT-FSU-Sud et une partie importante du personnel, qui a observé une journée de grève le 12 mai et un débrayage quotidien de 55 minutes cette semaine. Le président du Conseil général, Jean-Yves Dusserre, avait annoncé lundi dernier qu’il mettrait en œuvre cette réorganisation telle qu’envisagée par la direction générale des services du Département.

Au terme d’une longue réunion, au cours de laquelle huit « experts » représentant les différents métiers du pôle Solidarités ont pu s’exprimer, la CTP a entériné la réorganisation par six voix pour (les six conseillers généraux), trois voix contre (FSU et Sud) et trois abstentions (CGT et syndicat autonome).

Un rassemblement des agents du pôle Solidarités avait lieu ce vendredi matin devant l'Hôtel du département où se tenait la réunion de la commission technique paritaire.
Un rassemblement des agents du pôle Solidarités avait lieu ce vendredi matin devant l’Hôtel du département où se tenait la réunion de la commission technique paritaire.

« On est forcément déçu et nous allons nous réunir pour envisager la suite », indique Isabelle Cœur (Sud), à l’issue de ce vote. « On ne conteste pas la nécessité d’un rééquilibrage au sein de ce pôle, mais on dénonce la méthode. Nous avons eu des réunions d’information, mais pas de concertation. La CTP vote un projet sans avoir les fiches de postes, qui ne seront établies que le 15 juin. » Pour Marc Thévenin (CFDT), il aurait fallu que « la CTP ne se prononce qu’en septembre ». « Il y a un certain nombre de problèmes qui se posent, avec des postes de terrain qui vont disparaître. Le suivi va être affaibli dans des secteurs excentrés comme le Rosannais ou le Dévoluy », assure le représentant de la CFDT.

Quant à la création d’une quatrième agence Centre, destinée selon Jean-Yves Dusserre à rééquilibrer les secteurs, « c’est une ineptie », considère Isabelle Cœur. « Ca ne correspond pas à des bassins de vie. »

« Notre volonté est d’adapter le service public aux réalités du moment, de faire mieux et de manière plus équitable avec les moyens dont nous disposons, a estimé, ce lundi, le président du Conseil général. Il n’y aura aucune mutation d’office, aucune restriction de postes et rien ne portera atteinte aux droits des agents. Il y aura quelques mouvements de personnel mais dans le cadre d’une bourse aux postes.»


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